Rencontre internationale de jeunes à l‘occasion de la commémoration des victimes de la Seconde Guerre Mondiale (suite du mardi 29 janvier 2019)

Reportage réalisé par Sarah Bronsard (3ème partie)

Crédits photos : Deutscher Bundestag/Stella von Saldern

Nous écoutons ensuite l’exposé de Madame Beate Kosmala, chercheuse indépendante, qui nous présente le travail du musée ainsi que les destins de quelques familles juives ayant été cachées par des Allemands. 300 enfants juifs ont été cachés à Berlin, contre 3400 déportés. La différence est grande, mais montre que la résistance en Allemagne était possible, même si le régime surveillait de près la population.


Réactions lors de l‘exposé de Madame Beate Kosmala
Photo – Deutscher Bundestag/Stella von Saldern

Le temps presse, le rythme de la visite est soutenu – impossible de contempler l’intégralité de l’exposition qui suit. Nous nous consacrons donc à un groupe très précis : les « adolescents swing » de Hambourg et de Munich. Ce groupe de résistance cherchait à se distinguer physiquement du reste de la population par leur style vestimentaire et leurs goûts musicaux et ainsi montrer leur désaccord avec le régime.

Après une courte pause déjeuner, nous nous dispersons à nouveau. L’après-midi commence par une visite guidée dans l’ancien quartier juif berlinois. A première vue, difficile de s’apercevoir des cachettes, mais en avançant, la guide nous montre un ancien cimetière juif, transformé en fosse commune par les nazis. Nous sommes troublés par les horreurs racontées : un mémorial de bronze et une plaque commémorative rappellent l’existence d’une maison de retraite juive, détournée par les nazis à des fins interrogatoires, de torture, précédant les déportations vers les camps de concentration. Cependant, nous finissons la visite sur une note positive – en traversant la rue de la tolérance. Cette rue porte bien son nom : un hôpital catholique et une église protestante jouxtent des institutions juives. Émus, nous regagnons ensuite le centre Anne Frank et la « Blindenwerkstatt Otto Weidt », l’atelier d’un homme ayant employé une trentaine de juifs aveugles. La déportation devenant inévitable, Otto Weidt a fini par cacher la plupart d’entre eux, dont certains dans l’atelier en question.


La « Sophienkirche », église protestante au coeur du quartier juif
Photo – Deutscher Bundestag/Stella von Saldern


Pensifs devant l’église, et captivés par le récit de la guide
Photo – Deutscher Bundestag/Stella von Saldern


Traversée de la rue de la tolérance
Photo – Deutscher Bundestag/Stella von Saldern

Le soir, nous nous rendons à une lecture publique dans les locaux de la représentation régionale de la Saxe. Nombreux d’entre nous ont les larmes aux yeux. C’est une approche complètement différente : les metteurs en scène réussissent à nous plonger dans la réalité de deux déportés, à bord des trains, séparés de leur famille, en route pour les camps. La prestation est accueillie par un tonnerre d’applaudissements et la foule se disperse dans la salle de réception pour partager ses émotions autour d’un verre de vin.

A présent, la journée touche à sa fin et nous regagnons l’hôtel, toujours émus par cette lecture scénique.


Lecture scénique dans les locaux de la représentation régionale de la Saxe
Photo – Deutscher Bundestag/Stella von Saldern


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