Tous les articles par Blog Nouvelles Vagues

Préparation aux entretiens franco-allemands de Nancy #2

Sarah Bronsard | Jour 2 – Fin des travaux et simulation d’un Conseil des ministres franco-allemand.

La deuxième journée de préparation a commencé par un atelier linguistique. A 9h, nous avons enchaîné avec l’élection d’un « chancelier allemand » et d’un « Président de la République française », chargés de diriger la simulation du Conseil des ministres l’après-midi et de présenter les résultats des étudiants le lendemain aux anciens ministres, députés et experts, lors des entretiens franco-allemands. Une fonction très importante, que j’étais prête à prendre : je me suis donc portée candidate. Raphael Bucher, étudiant à Sciences Po Nancy a été élu chancelier et moi, Présidente de la République, par une quarantaine d’étudiants. Lire la suite Préparation aux entretiens franco-allemands de Nancy #2

Une Nuit au Max avec Guillermo Del Toro

Marie-Amélie Huard de Jorna | Salutations cinéphiles ou amateurs de cinéma de genre ! Le nouveau film de Guillermo Del Toro « La forme de l’eau » est sorti sur les écrans français cette semaine. Pour l’occasion et en hommage à ce grand réalisateur du cinéma fantastique, le cinéma le Max Linder à Paris (9ème) lui dédie une Nuit au Max. Lire la suite Une Nuit au Max avec Guillermo Del Toro

Et le grand méchant capitalisme les dévora tous vivants

Annie Welter | Jusqu’au 4 mars au Théâtre de Belleville, venez spéculer sur la valeur des choses, du théâtre, des gens, de la vie. ≈ [presque égal à], écrit par Jonas Hassen Khemiri et mis en scène par Emmanuelle Jacquemard (Cie 411 pierres), explore le quotidien de cinq personnages qui se dépatouillent avec leurs problèmes, leur argent et leurs questions existentielles : une pièce incisive où tout est remis en question. Surtout l’argent. Lire la suite Et le grand méchant capitalisme les dévora tous vivants

Propriétaire vs Locataire ?

Alexandra de Witte | En arrivant à Paris, je me considérais comme étudiante. Pour moi cela impliquait courses de pâtes, révisions à la BU, cafète du CROUS le midi, semaines de partiels, soirées du jeudi… Néanmoins, aux yeux de mon cher bailleur, je ne suis pas tant étudiante qu’un véritable distributeur de billets, un moyen comme un autre d’obtenir un revenu passif. Lire la suite Propriétaire vs Locataire ?

Bleu

Delia Abouakil |

Les lumières larmoient et clignent leurs yeux embués dans la ville mélancolique
Une couleur de lasse sérénité est descendue et a tout dominé
La pointe des toits le reflet des pavés portent ce bleu profond comme un deuil de sagesse
Bleu roi bleu toi bleu silence et lourde soie…
Le bleu a un sourire tombant mais des yeux de Joconde.

Une fenêtre s’éveille et garde le crépuscule en bon phare fidèle.
Et c’est maintenant
L’heure de délice
L’heure de malice
L’heure de sortir et de humer le bleu,
De s’étourdir car il est pur et plein d’énigmes…
Mais de le consommer frustrée comme un fruit qu’on effleure.

La ville a un bruit d’eau
Un air froid et piquant y coule et m’attaque.
Vengeance ! Le bouclier de ma fenêtre se replie.
Je détache ma peau du bleu et je le regarde à travers elle.
Elle est brave, mais son père n’est pas vitrier.

Le bleu est devenu un tout petit carré.

Le Mot du Mois #4 : INTEMPÉRIES

L. Boulesteix | Des tempêtes Carmen et Eleanor aux chutes de neiges abondantes en passant par la crue de la Seine, nombreuses sont les intempéries qui ont marqué la capitale en ce début 2018.

Issu du latin intemperie qui renvoie à l’état déréglé, immodéré de quelque chose, ce terme a pris du galon et s’est imposé dans le monde professionnel. Juridiquement, il désigne alors, à l’article 5424-8 du Code du Travail, une situation climatique « qui rend dangereux ou impossible l’accomplissement d’une tâche ».

Synonyme de cauchemar pour les malheureux de la N118 ou à l’inverse de vacances pour les étudiants de Paris III bloqués et oh combien attristés de ne pouvoir se rendre en cours, les intempéries font également référence au monde médical. Désignant une mauvaise constitution des humeurs du corps, l’intempérie semble tout de même avoir apaisé celle des Parisiens, étonnés et souvent émerveillés à la vue de leur ville adorée sous un épais manteau blanc.

Mais au grand dam des « fainéants » qui auraient pris goût à ces quelques jours de repos improvisés, la neige n’est malheureusement qu’éphémère. Ainsi, après l’émergence de la station du Mont Martre, qui a vu tomber les plus grands champions olympiques, un retour à la normale est attendu. Le trafic du RER C a donc repris, après 13 jours d’absence, et les bougonnements des habitants pressés se font de nouveau entendre dans le métro.

« Les Derniers témoins face à la caméra » de Sophie Nahum

Tess Noonan | À l’occasion de la journée mondiale dédiée à la mémoire de l’Holocauste (27 janvier), le Mémorial de la Shoah à Paris projetait ce dimanche 28 janvier quatre courts métrages de Sophie Nahum sur quatre anciens déportés, avec la présence de ces derniers dans la salle. Cette projection était proposée en partenariat avec CinéFac et était animée par Gabrielle Napoli, critique littéraire pour le journal en ligne En attendant Nadeau.

Armand. Lucette. Victor. Henri.

Ces quatre entretiens font partie du projet Les Derniers témoins face à la caméra, une série de courts documentaires sur d’anciens déportés de la Shoah, créée par Sophie Nahum. La série compte quinze épisodes à l’heure actuelle. Le titre de cette série traduit un sentiment d’urgence ; à la genèse du projet se trouve la prise de conscience de Sophie Nahum que ses jeunes enfants n’auront pas l’occasion de rencontrer d’anciens déportés et d’entendre de vive voix leurs témoignages. De cette prise de conscience est né le projet Les Derniers. La particularité des entretiens se trouve dans leur format court (les épisodes durent entre sept et dix minutes) et dans leur accessibilité en ligne. Sophie Nahum affirme que ce format et ce mode de diffusion ont été pensés pour s’adapter aux nouvelles générations et au rapport qu’elles entretiennent à la technologie.

Ce format court a néanmoins ses limites. Je regrettais souvent que les entretiens ne durent pas plus longtemps, car les témoignages sont très forts. On aimerait avoir plus de temps pour les écouter, observer les photos qui sont montrées. On a souvent l’impression d’assister à une version condensée de l’échange, ce qui est assez frustrant ; d’autant plus que Sophie Nahum dit passer plusieurs heures avec ces personnes pour chaque témoignage. Après avoir visionné son épisode, Lucette, une des témoins présentes, s’est même exclamée « c’est trop abrégé ! ». Sophie Nahum a signalé qu’elle avait cependant pour projet de développer un format long.

L’intervention des témoins après la projection de leur épisode arrivait donc à point nommé. C’était à chaque fois très fort de les voir « pour de vrai » et de prolonger l’entretien avec eux. Ils manifestaient l’envie et le besoin de parler, investis d’un véritable devoir de mémoire et de transmission. Ainsi, quand on demande à Lucette pourquoi a-t-elle choisi de témoigner, elle répond « parce qu’on m’a dit de le faire », en faisant référence aux déportés du camp qui n’ont pas eu la chance d’en revenir. Beaucoup des témoins interviewés par Sophie Nahum interviennent dans des collèges et lycées, comme Victor Pérahia.

Tous partagent aussi le traumatisme de quelque chose d’inconcevable qui a rendu la communication avec leurs proches très difficile. Beaucoup évoquent leur incapacité à parler de l’Holocauste avec leur famille, pendant des années. En effet, le silence a été omniprésent pendant les projections, symbole d’un passé trop lourd à porter. La présence des enfants et petits-enfants de déportés dans la salle témoignait donc de cet héritage, que même les mots ont du mal à saisir. L’émotion était palpable. « Le silence c’était aussi un moyen de s’en sortir », rappelle Elie Buzyn, rescapé d’Auschwitz. À présent, parler est devenu vital.

Pour visionner Les Derniers témoins face à la caméra :
https://www.facebook.com/LesDerniers.org/
Pour soutenir le projet de Sophie Nahum :
https://www.leetchi.com/c/projets-de-hello-prod

L’agenda culturel du Mémorial de la Shoah est riche en rencontres, projections et commémorations. Les prochains témoignages auront lieu ce dimanche 11 février, et mettront en lumière le rôle de la Suisse comme terre d’asile pendant la déportation de millions de Juifs vers les camps. Cinq  personnes, réfugiées en Suisse pendant la guerre, seront présentes pour parler de leur expérience.

« Je ne suis pas une arme de guerre » : une mise en scène émouvante mais perfectible

Annie Welter | Dans Je ne suis pas une arme de guerre, Anila Dervishi incarne la parole de Sevdije Ahmeti, une militante féministe Albanaise. Auteure de Journal d’une femme du Kosovo, février 1998 – mars 1999, elle y dénonce les pratiques de viols et d’épurations ethniques perpétrées par les Serbes envers les populations Kosovares pendant la Guerre du Kosovo ; Zenel Laci a mis en scène ces témoignages dans une pièce choc, présentée au Théâtre du Gymnase jusqu’au 26 février critique (avec spoilers). Lire la suite « Je ne suis pas une arme de guerre » : une mise en scène émouvante mais perfectible

L’éternelle bande dessinée

Tarik Boulouh | La bande dessinée, ou souvent appelée BD, est considérée de nos jours comme le neuvième art ; elle a su s’imposer comme un genre à part entière. Apparue en Suisse dans les années 1830, la BD se diffuse au cours du XIXe siècle dans le monde entier, via des revues spécialisées et des journaux satiriques. Et à la fin du siècle, un genre nouveau apparaît aux Etats-Unis : le « comic strip ». Lire la suite L’éternelle bande dessinée