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Cliché ou vérité ?

Une Franco-Allemande à Berlin – retour sur quelques clichés allemands

[par Sarah Bronsard]

La plupart des personnes tendent à penser aux clichés lorsqu‘ils sont confrontés à une culture qui leur est étrangère. Les Américains ne mangent que du fast-food, les Italiens sont bruyants, les Français arrogants. Les Grecs ont des difficultés à gérer leur argent – et les Allemands  ? Sont-ils vraiment sans humour, disciplinés et économes ? Retour sur un peuple et les préjugés à leur égard.

Les clichés sont rarement complètement infondés ; la plupart d’entre eux contiennent une part de vérité. La plupart reposent cependant sur un manque de connaissances concernant la culture en question. Cela fait deux mois que j’habite en Allemagne, plus précisément à Berlin. La ville a beau être très internationale et sans doute pas représentative du pays tout entier, mais j’ai tout de même pu observer quelques éléments intéressants : beaucoup de clichés allemands se vérifient, du moins en surface.

Les règles sont l’alpha et l’oméga. Oui, les Allemands sont disciplinés, respectent les règles et cette vérité se confirme un peu partout. Particulièrement au feu rouge. Personne ne viendrait à l’idée de traverser la route au rouge, aussi vide qu’elle puisse paraître. Si cela devait arriver, vous pouvez presque être certain qu’il ne s’agit pas d’un citoyen allemand de naissance, qui récoltera des hochements de têtes voire des commentaires pour cette infraction à la règle. A Paris, on verrait l’inverse : dans la capitale française, le chaos est à l’ordre du jour ; du moins en ce qui concerne la circulation. Que ce soit sur la route, au travail ou dans l’administration universitaire, la discipline, ce côté strict qui colle à la peau des Allemands, se vérifie au quotidien. À première vue.


Les « Ampelmännchen », « petits bonhommes du feu », typiques à Berlin
Source : https://www.thinglink.com/scene/643764705873100800


Dans certains domaines, on observe cependant l’inverse. L’école est un bon exemple : l’ambiance de travail dans les salles de classe y est bien plus décontractée qu’en France. Le système scolaire allemand favorise la prise de parole, le débat entre les élèves, les méthodes d’apprentissage divergent beaucoup des françaises. L’autonomie, le travail à la maison sont encouragés pour rendre le dialogue et le débat possibles en cours. L’apprentissage de leçons « par cœur », comme nous le connaissons en France, est un concept majoritairement inconnu outre-Rhin. Il convient donc de nuancer l’idée que ce pays soit complètement obsédé de règles : les Allemands aiment et savent faire la fête. Leur quotidien est bien plus structuré par les fêtes qu’en France. Le carnaval est une période festive particulièrement appréciée. Pendant une semaine, d’immenses défilés sont organisés, des villes entières comme Düsseldorf, Mayence et surtout Cologne sont transformés en lieux de fête. D’autres fêtes religieuses comme Pâques ou Noël sont très importantes : la première s’étire sur deux jours, synonyme de quatre jours de vacances. A Noël, le 26 décembre est également un jour férié et la tradition festive joue un rôle très important. En attestent les nombreux marchés de Noël : la capitale comptait 60 marchés de Noël à elle seule, cette année. S’y ajoutent la célèbre fête de la Bière à Munich, deuxième plus grande fête populaire mondiale, l’amour du football ou encore les nombreuses fêtes organisées dans les résidences étudiantes.


Les nombreux marchés de Noël à Berlin
invitent à profiter de la magie de Noël en famille ou entre amis
Source: https://www.bz-berlin.de/berlin/test-check-top-liste-berlin-ist-die-hauptstadt-der-weihnachtsmaerkte


Les Allemands sont la ponctualité incarnée. Chers Français, oubliez le fameux « quart d’heure de politesse », de coutume en France. Ce cliché se confirme aisément lors d’un voyage à travers Berlin. Il arrive assez rarement que des bus ou des métros berlinois se retardent, il faut plutôt s’attendre à l’inverse. Oui, parfois, les bus ont de l’avance. Cependant, nombreuses sont les fois où l’on reste aigri devant la porte fermée d’un bus, le chauffeur s’obstinant à continuer son trajet. C’est une dure réalité du quotidien : si les portes sont fermées, elles le restent pour de bon. Le chauffeur pourrait être retardé de quelques secondes au prochain arrêt…  Cette obligation de ponctualité désespère les uns, mais elle contribue aussi à un quotidien stable et réglementé et ainsi au fonctionnement d’une société tout entière.

Van Gogh / Hiroshige à la Pinacothèque

Guillaume Collet, le 04/11/12

 

Pinacothèque de Paris.

Du 03 octobre 2012 au 17 mars 2013

 

// Un parfum de Sushi dans le midi – Van Gogh rêve du japon //

 

Attention à ceux qui aiment croire que la folie dans les arts est maitresse du génie, comme chez Artaud, Nerval, ou encore Benny Hill. Ceux-là qui savent que, si elle obscurcit l’œuvre, elle ne la rend que plus intense. Ceux qui aiment voir en Van Gogh un halluciné qui a réussi, pour notre plus grand plaisir, à extraire de son crâne sa psyché malade pour la poser sur la toile.

A tous ceux-là, prenez garde : l’exposition –Van Gogh rêve du japon – va s’attaquer au mythe de l’homme fou, pour renforcer celui du peintre.

 

Paradoxal ? Non, car l’exposition se construit sur une réflexion qui se mue en influence du peintre Hollandais pour l’art oriental et plus particulièrement les peintures du Japonais Hiroshige. Van Gogh aurait étudié, jusqu’à la passion, cette peinture japonaise. C’est donc un Van Gogh curieux, qui délaisse l’instinct pour l’étude, qui nous est présenté. Les reproductions de ses lettres montrent pourquoi cet art l’intrigue et comment il a mis en pratique les résultats de ses observations.

 

Malheureusement si l’idée séduit, le spectateur ne peut que regretter le choix mercantile de faire deux expositions distinctes. D’une part les peintures de Van Gogh et de l’autre celles de Hiroshige. La séparation des deux œuvres en deux espaces distincts affaiblit la démonstration. Choix risqué d’autant plus que l’analogie se veut à tous les niveaux. Van Gogh nous dit-on, s’est inspiré pour ses toiles de reproductions japonaises, mais se serait aussi nourri de spiritualité orientale. Dans un style classique d’explication de musée, un texte amoureux de l’oxymore et d’envolées conceptuelles, nous explique pourquoi et comment Van Gogh est un homme à l’âme boudhisante, à la recherche de paix intérieure.

L’explication finit par être remise en cause par de petites reproductions en noir et blanc placées à côté des tableaux appuyant leurs filiations. A part deux ou trois cas flagrants, nous ne retrouvons pas cette influence directe, proche du plagiat, insinuée depuis le début. La confrontation directe des tableaux aurait rendu l’explication plus claire.

 

Sans convaincre réellement, l’exposition, par son organisation, sa mise en scène, ne donne pas tout son poids à la nouvelle vision du peintre. Restent les toiles et leurs folles atmosphères inexplicables.

 

Revenants : marche et démarche.

Guillaume Collet et Sarah D., le 20/10/12,
A l’occasion d’Halloween nous vous présentons notre « reportage »  sur la Zombie Walk du 13 octobre.

( reportage d’outre-tombe, vous nous excuserez pour la qualité!)

Samedi dernier, dans les rues de notre belle et pluvieuse capitale toutes les causes étaient réunies dans le centre de Paris. Place de la Bastille des écologistes manifestaient contre le nucléaire, accompagnés de pécheurs ( en colère, cela va de soi ) on pouvait se procurer des tourteaux à pris très avantageux. Encore mieux, place de grève, face à l’Hôtel de ville, de grande tentes étaient dressées contre le gaspillage alimentaire, les passants chanceux se voyaient proposer un abri et divers mets à base de légume, soupe, ratatouille. Mais sous les parapluies engagés du marais on distinguait également de drôles d’individus, avides, quant à eux, de chair fraîche. Teints blafards, vêtement négligés, troués, fendus sur d’horribles plaies sanglantes… pas de doute ce jour-là les zombies défilaient dans Paris.

A les voir marcher comme cela en groupe gaiement, on ne sait trop que penser, certains boitent, se roulent presque par terre, d’autres discutent tranquillement, certains sourient d’autres grognent.

Intrigués, nous avons mené l’enquête pour Nouvelles Vagues. Le premier qui a bien voulu nous répondre précise qu’un bon zombie est un zombie qui ne lâche jamais sa proie. Le zombie n’est donc pas une victime, mais un prédateur : ce genre de différence compte. Le suivant que nous rencontrons nous explique où il a rencontré sa petite amie (également zombie) : dans un cimetière évidemment. Et l’amour alors ? On se le promet jusqu’à ce que la mort nous sépare… Et après? La formule creuse de nos cérémonies ne laisse pas envisager ce (mauvais?) cas de figure.

L’être-zombie ne saurait relever que du domaine politique, il y a là une sévère question de style, être mort vivant ne signifie pas se laisser totalement aller. Soit vous boitez en gardant ce flegme et cette économie de mots des premiers film de Romero. Soit vous allez  plutôt adopter une altitude énergique, voir agressive, n’hésitant pas à cracher, à baver et surtout courir comme les zombie du film 28 jours plus tard. D’autre choix fondamentaux se posent également à vous. Etes-vous un zombie médical, c’est-à-dire réduit à cet état par un quelconque virus ou infection, comme dans la série the walking dead, ou êtes vous un zombie de malédiction, rejeté des enfers par un Satan fatigué d’accueillir trop de monde dans sa sympathique cave ; ce qui arrive dans L’armée des morts ?

Ces questions sont primordiales avant d’envisager la conversion. Aujourd’hui il semble que pour être dans l’air du temps il faut être un zombie dynamique, un zombie de l’excès, une victime de la malbouffe ou de Fukushima : cette après-midi là à Paris, il y avait le choix. Le tout était d’avoir du faux sang waterproof.

Un site pour les initiés : http://pariszombie.com/

Petits rats d’intellos

Vous rêvez de devenir rat de laboratoire?

On en doute, mais peut-être comptez-vous parmi ces étudiants qui se demandent quel organe est le moins utile…  Histoire de pouvoir continuer à payer les 10 mètres carrés à 500 euros, les bouquins de stylistique et le sandwish saumon-avocat de la cafet’ pour le déjeuner.

Supposant que les normalo-CNRSsien n’ont pas l’intention de disséquer les encéphales de leurs jeunes cobayes, on passe ici leur annonce : comment se faire 10 euros pour la bonne cause de la recherche.

On n’a pas encore testé au journal, à vos risques et périls…

Pour aider la recherche, le Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique (unité de recherche du CNRS, de l’ENS et de l’EHESS) a besoin de témoins références. Une heure de tests faciles, ludiques, et utiles… le tout rémunéré !
Venez participer à une expérience de perception du langage ou de perception visuelle  !

– Vous n’avez jamais participé à une expérience pour le laboratoire,
– Vous avez entre 18 et 35 ans,
– Vous n’avez pas de trouble auditif ni de trouble du langage de type dyslexie.

Les tests ont lieu au Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique, 29 rue D’Ulm, (RER Luxembourg). Ils durent le plus souvent une heure (rémunérée 10 euros en espèces) mais leur durée peut varier de 40 minutes à 1h30 (entre 7 et 15 euros), voire plus longtemps pour des tests spécifiques. Il est possible de venir plusieurs fois dans l’année pour participer à des tests différents.

Si vous êtes intéressé(e), merci d’envoyer un mail à testscnrs@gmail.com en précisant :
– votre nom et prénom,
– votre date de naissance,
– quelle(s) langue(s) étai(ent) parlée(s) à la maison quand vous étiez enfant et quel pourcentage (par exemple : français 80%, anglais 20%),
– si vous portez des lunettes ou des lentilles,
– si vous êtes parti(e) à l’étranger plus de 6 mois (et si oui, dans quel(s) pays).

… vous recevrez alors nos propositions de tests par mail.

A très bientôt !

Isabelle Brunet
Responsable des tests adultes
Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique
CNRS/ENS/EHESS
Mail : testscnrs@gmail.com
Tel : 06-31-87-64-64

Le Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique…
…est une unité de recherche mixte EHESS – ENS – CNRS dont le but est l’étude des bases psychologiques et biologiques des capacités mentales de haut niveau : le langage, le calcul et le raisonnement. Il étudie les adultes, les enfants et les bébés à l’aide de méthodes empruntées à la psychologie cognitive, à la neuropsychologie et aux neurosciences.

Intéressé(e) par la recherche en sciences cognitives ?
Visitez notre page web !
http://www.lscp.net/

Chorniques du bord de sècne

Justine le Moult, le 24/10/12,
 
« Qui a la plus grosse queue d’Hollywood?! »
 
Mise en scène par Nicolas Bigards, d’après l’oeuvre de James Ellroy.
Du 12 au 21 octobre au MC93 (Bobigny).
1960. Quelques mois, quelques heures, quelques secondes avant l’élection de John Fitzgerald Kennedy. Adapter American Tabloïd, premier tome de la fameuse trilogie « kennedienne » de James Ellroy, n’était pas une mince affaire, tant la verve brute et le style coupant de cet auteur se prêtait difficilement à une transposition dramatique. Nicolas Bigards s’y frotte pourtant avec une main de maître, dans une mise en scène surprenante et toujours haletante où règne la quintessence du polar. Le spectateur, inclut par une scénographie originale au coeur de la scène, se retrouve pleinement voyeur-acteur de l’agitation anonyme des bureaux fédéraux, ne sachant plus où donner de la tête dans cette fourmilière, et lui-même prisonnier de l’oeil toujours aux aguets d’un Hoover sur hauts talons (Judith Henry, très convaincante en Big Brother névrosé). Alcool, drogue, sexe, meurtres, argent sale, jeux de pouvoirs et d’espionnage, rien n’est épargné dans cet envers du décor qui égratigne le mythe Kennedy, mythe doré d’une époque où la « chasse aux sorcières » fait plus que jamais rage. L’éclairage cru met parfaitement en lumière l’intimité de cette société secrète de l’information et de la désinformation. Oscillant entre jeu et narration, cette page d’histoire se joue entre faits représentés et fantasmes imaginés. Les errances de l’intrigue n’enlèvent rien à la belle énergie de ce spectacle choral mené par les comédiens du Conservatoire de Bobigny. Une belle leçon de théâtre.

God bless America

Justine Le Moult, le 24/10/12
 
God Bless America
 
Réalisé par Bob Goldthwait. Avec Joël Murray, Tara Lynne Barr.
Franck, quarantenaire migraineux et insomniaque, rêve de tuer (littéralement) ses voisins dont la télévision allumée 7j/7, 24h/24,  braille autant que leur môme geignard. Un soir de grand ras-le-bol où il se rend compte plus que jamais que sa vie est celle d’un raté (divorcé, rejeté par sa fille, viré de son travail), il prend les voiles, gun à la main, bien décidé à purifier cette Amérique cruelle et débilitante, sclérosée et dégénérée. Le film vire rapidement en épopée sanglante et grandguignolesque lorsqu’une ado à frange révoltée, dont l’air angélique cache d’autant mieux les idées machiavéliques, s’associe à ce projet funeste. 
Emporté dans une spirale infernale, le spectateur se prend vite au jeu (toujours impitoyablement drôle ) de cette satire d’une Amérique engoncée dans ses idées puritaines et déshumanisée par sa téléréalité, satire d’une société du superficiel et du sensationnel où la civilisation apparaît de moins en moins civilisée. Dialogues toujours percutants et aigre-doux, gros plans qui cadrent au plus près les personnages, entre folie et faiblesse, bande son entraînante… 
Entre gore et humour noir, un film qui nous dévoile la violence et les déviances d’une société sur-médiatisée (la  nôtre).  De quoi s’interroger et s’inquiéter de ce monde qui trouve dans le meurtre de sang-froid son seul exutoire, entre régression et transgression.

Elle s’appelle Ruby

Justine Le Moult, le 24/10/12

Calvin tout puissant

Elle s’appelle Ruby-
de Jonathan Dayton, avec Paul Dano et Zoe Kazan.
Quel créateur n’a pas rêvé un jour de donner corps à sa création? Quel créateur n’a pas désiré insuffler vie à un idéal de l’esprit? C’est de ce rêve ancestral, ce mythe de Pygmalion, que s’inspire Jonathan Dayton pour réaliser cette comédie romantique douce-amère.
Calvin, célèbre écrivain au bord de la page blanche, aussi maladroit, misanthrope et tirant sur la mégalomanie qu’un Woody Allen, se met à rêver de la femme parfaite ( sublime scène d’ouverture toute en lumière et en douceur brumeuse des songes). Lorsque son psychiatre lui conseille d’écrire sur celle-ci, la rougeoyante Ruby débarque littéralement dans sa vie, sans prévenir. Il tombe bien sûr amoureux de cette rousse au joli minois qui incarne tous ses fantasmes (on peut saluer la belle prestation de Zoe Kazan, tout en candeur et en pétillance), ce qui ne va pas sans chambouler sa vie… Au fil des fondus au noir, on suit l’évolution de cette histoire d’amour invraisemblable, entre scènes tendres et cocasses, sur une bande-son aussi charmante que la belle Ruby.
Mais l’héroïne et l’histoire sont trop belles pour être vraies! Le conte vire doucement au cauchemar lorsque Calvin se rend compte qu’il peut perdre sa bien-aimée, trop frivole à son goût; il reprend alors la plume pour modifier quelques traits de sa personnalité. Le film prend alors toute son ampleur et vire à l’inquiétant lorsque le jeune homme se révèle maître absolu de sa création, Ruby n’étant plus qu’un simple pantin entre ses mains…
Bien sûr, on n’échappe pas au happy end, mais le film vaut le détour, ne serait-ce que pour son humour et la réflexion qu’il pose sur la création et sa genèse, la mégalomanie du créateur, et la liberté  toujours relative dans un couple par rapport à l’autre qui nous idéalise et nous veut à son image.

Bienvenue à Londres

Emilie, le 24/10/12

Chronique londonienne.

Au long de ses chroniques, Emilie vous porposera de partager son expérience outre-manche.

 

Envie de changer et de quitter Paris? Vous avez pris la décision de partir à l’aventure dans la ville de Jack l’Eventreur mais vous ne savez par où commencer pour trouver un travail sur place et avoir un pied-à-terre qui vous attende dès que vous aurez sorti la tête de l’Eurostar ? Votre première idée ? taper dans la barre de recherche internet les mots « job » et « Londres » et cliquer sur le premier lien.  Vous tombez sur le site d’un « organisme » qui, ma foi, à l’air bien sous tous rapports et propose des prestations de rêve à prix cassés ! Allez hop, je m’inscris. Un moment, je vous prie. Regardons d’abord ce que propose la brochure. Commençons par le côté pratique, c’est-à-dire le logement.  Une chambre dans le centre de Londres est proposée sur le site mais se situe bien souvent à une heure du centre, une semaine de caution pour une chambre quelle que soit la durée du séjour (sachez que si vous louez par le biais d’une annonce ou d’une agence immobilière, au moins un mois de caution est requis donc c’est une aubaine). En outre, pour le prix des chambres à partager à 6 que l’on vous propose, vous pouvez par vous-même trouver une chambre pour vous tout seul de la même surface (eh oui 6 personnes dans une petite chambre pour rentabiliser au maximum).  Alors pourquoi payer des frais de dossier à une agence qui n’est là que pour brasser de l’argent sur le dos de jeunes aux ressources limitées envoyés dans des logements à la limite de l’insalubrité et qui ne respectent pas les normes de sécurités  imposées par la   loi ? Ce n’est pas la seule ombre au tableau. Heureusement que vous rencontrerez des colocataires avec qui vous vous trouverez de nombreux points communs dont celui de la déception totale des services offerts (enfin achetés à cette agence). J’allais oublier. Il faut se contenter de ses colocataires car il est interdit d’inviter quelqu’un à dormir ou de recevoir  du monde après certaines heures (clause illégale que vous aurez approuvée en signant, le jour de votre arrivée le contrat de bail).

Et concernant la recherche d’emploi ? On ne nous propose pas des offres systématiquement. Il faut téléphoner tous les matins pour s’inscrire sur une liste entre 8h et 10h,le cas échéant vous ne serez pas appelés dans la journée en vue d’une proposition d’entretien. D’autre part, il est vanté que vous aurez, sur place, la possibilité de trouver du travail même si vous n’avez prévenu de ne séjourner qu’un mois à Londres (à condition que vous mentiez à l’employeur sur la durée de votre séjour si vous tenez à avoir du travail. Ceci n’est évidemment pas mentionné sur la brochure). J’ai été envoyée une fois à un entretien, j’y suis arrivée à l’heure et j’ai attendu presque trois quarts d’heure pour être reçue par le patron du restaurant qui n’était même pas au courant qu’il devait recevoir quelqu’un en entretien.   Par ailleurs, j’ai aussi été envoyée à un entretien pour un poste de réceptionniste dans un restaurant. La fille de l’agence m’a bien signifié que la non-expérience dans le domaine ne serait pas un frein à l’embauche. L’entretien arrive et le patron m’annonce qu’il va recevoir d’autres candidates avec plus d’expérience avant de prendre une décision. Il n’a jamais rappelé.  Par conséquent, j’ai commencé à chercher du travail par moi-même en déposant des CVs dans tout Londres. Mais c’est une autre histoire parmi tant d’autres beaucoup plus joyeuses.

 

Emilie, L3 Etudes Européennes, Diplômée LEA à Paris III

Bienvenue à Londres

 

Envie de changement et de quitter Paris? vous avez pris la décision de partir à l’aventure dans la ville de Jack l’Eventreur mais vous ne savez par où commencer pour trouver un travail sur place et avoir un pied-à-terre qui vous attende dès que vous aurez sorti la tête de l’Eurostar ? Votre première idée ? taper dans la barre de recherche internet les mots « job » et « Londres » et cliquer sur le premier lien.  Vous tombez sur le site d’un « organisme » qui, ma foi, à l’air bien sous tous rapports et propose des prestations de rêve à prix cassés ! Allez hop, je m’inscris. Un moment, je vous prie. Regardons d’abord ce que propose la brochure. Commençons par le côté pratique, c’est-à-dire le logement.  Une chambre dans le centre de Londres est proposée sur le site mais se situe bien souvent à une heure du centre, une semaine de caution pour une chambre quelle que soit la durée du séjour (sachez que si vous louez par le biais d’une annonce ou d’une agence immobilière, au moins un mois de caution est requis donc c’est une aubaine). En outre, pour le prix des chambres à partager à 6 que l’on vous propose, vous pouvez par vous-même trouver une chambre pour vous tout seul de la même surface (eh oui 6 personnes dans une petite chambre pour rentabiliser au maximum).  Alors pourquoi payer des frais de dossier à une agence qui n’est là que pour brasser de l’argent sur le dos de jeunes aux ressources limitées envoyés dans des logements à la limite de l’insalubrité et qui ne respectent pas les normes de sécurités  imposées par la   loi ? Ce n’est pas la seule ombre au tableau. Heureusement que vous rencontrerez des colocataires avec qui vous vous trouverez de nombreux points communs dont celui de la déception totale des services offerts (enfin achetés à cette agence). J’allais oublier. Il faut se contenter de ses colocataires car il est interdit d’inviter quelqu’un à dormir ou de recevoir  du monde après certaines heures (clause illégale que vous aurez approuvée en signant, le jour de votre arrivée le contrat de bail).

Et concernant la recherche d’emploi ? On ne nous propose pas des offres systématiquement. Il faut téléphoner tous les matins pour s’inscrire sur une liste entre 8h et 10h,le cas échéant vous ne serez pas appelés dans la journée en vue d’une proposition d’entretien. D’autre part, il est vanté que vous aurez, sur place, la possibilité de trouver du travail même si vous n’avez prévenu de ne séjourner qu’un mois à Londres (à condition que vous mentiez à l’employeur sur la durée de votre séjour si vous tenez à avoir du travail. Ceci n’est évidemment pas mentionné sur la brochure). J’ai été envoyée une fois à un entretien, j’y suis arrivée à l’heure et ai attendu presque trois quarts d’heure pour être reçue par le patron du restaurant qui n’était même pas au courant qu’il devait recevoir quelqu’un en entretien.   Par ailleurs, j’ai aussi été envoyée à un entretien pour un poste de réceptionniste dans un restaurant. La fille de l’agence m’a bien signifié que la non-expérience dans le domaine ne serait pas un frein à l’embauche. L’entretien arrive et le patron m’annonce qu’il va recevoir d’autres candidates avec plus d’expérience avant de prendre une décision. Il n’a jamais rappelé.  Par conséquent, j’ai commencé à chercher du travail par moi-même en déposant des CVs dans tout Londres. Mais c’est une autre histoire parmi tant d’autres beaucoup plus joyeuses.

 

Emilie, L3 Etudes Européennes, Diplômée LEA à Paris III

Bienvenue à Londres

 

Envie de changement et de quitter Paris? vous avez pris la décision de partir à l’aventure dans la ville de Jack l’Eventreur mais vous ne savez par où commencer pour trouver un travail sur place et avoir un pied-à-terre qui vous attende dès que vous aurez sorti la tête de l’Eurostar ? Votre première idée ? taper dans la barre de recherche internet les mots « job » et « Londres » et cliquer sur le premier lien.  Vous tombez sur le site d’un « organisme » qui, ma foi, à l’air bien sous tous rapports et propose des prestations de rêve à prix cassés ! Allez hop, je m’inscris. Un moment, je vous prie. Regardons d’abord ce que propose la brochure. Commençons par le côté pratique, c’est-à-dire le logement.  Une chambre dans le centre de Londres est proposée sur le site mais se situe bien souvent à une heure du centre, une semaine de caution pour une chambre quelle que soit la durée du séjour (sachez que si vous louez par le biais d’une annonce ou d’une agence immobilière, au moins un mois de caution est requis donc c’est une aubaine). En outre, pour le prix des chambres à partager à 6 que l’on vous propose, vous pouvez par vous-même trouver une chambre pour vous tout seul de la même surface (eh oui 6 personnes dans une petite chambre pour rentabiliser au maximum).  Alors pourquoi payer des frais de dossier à une agence qui n’est là que pour brasser de l’argent sur le dos de jeunes aux ressources limitées envoyés dans des logements à la limite de l’insalubrité et qui ne respectent pas les normes de sécurités  imposées par la   loi ? Ce n’est pas la seule ombre au tableau. Heureusement que vous rencontrerez des colocataires avec qui vous vous trouverez de nombreux points communs dont celui de la déception totale des services offerts (enfin achetés à cette agence). J’allais oublier. Il faut se contenter de ses colocataires car il est interdit d’inviter quelqu’un à dormir ou de recevoir  du monde après certaines heures (clause illégale que vous aurez approuvée en signant, le jour de votre arrivée le contrat de bail).

Et concernant la recherche d’emploi ? On ne nous propose pas des offres systématiquement. Il faut téléphoner tous les matins pour s’inscrire sur une liste entre 8h et 10h,le cas échéant vous ne serez pas appelés dans la journée en vue d’une proposition d’entretien. D’autre part, il est vanté que vous aurez, sur place, la possibilité de trouver du travail même si vous n’avez prévenu de ne séjourner qu’un mois à Londres (à condition que vous mentiez à l’employeur sur la durée de votre séjour si vous tenez à avoir du travail. Ceci n’est évidemment pas mentionné sur la brochure). J’ai été envoyée une fois à un entretien, j’y suis arrivée à l’heure et ai attendu presque trois quarts d’heure pour être reçue par le patron du restaurant qui n’était même pas au courant qu’il devait recevoir quelqu’un en entretien.   Par ailleurs, j’ai aussi été envoyée à un entretien pour un poste de réceptionniste dans un restaurant. La fille de l’agence m’a bien signifié que la non-expérience dans le domaine ne serait pas un frein à l’embauche. L’entretien arrive et le patron m’annonce qu’il va recevoir d’autres candidates avec plus d’expérience avant de prendre une décision. Il n’a jamais rappelé.  Par conséquent, j’ai commencé à chercher du travail par moi-même en déposant des CVs dans tout Londres. Mais c’est une autre histoire parmi tant d’autres beaucoup plus joyeuses.

 

Emilie, L3 Etudes Européennes, Diplômée LEA à Paris III