Archives pour la catégorie BD & dessin

Tous les héros ne portent pas de capes

Julie Guenot  | Après plus de 60 ans de carrière, Stan Lee, alias le « père de tous les X-Men », d’Iron Man ou encore de l’Incroyable Hulk nous a quitté ce lundi 12 novembre 2018 à l’âge de 95 ans. Il est entré au panthéon des super-héros cette semaine, en nous laissant toute son œuvre pour héritage. Les fans pourront se recueillir sur son étoile du Walk of Fame qui l’honore depuis 2011.

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L’éternelle bande dessinée

Tarik Boulouh | La bande dessinée, ou souvent appelée BD, est considérée de nos jours comme le neuvième art ; elle a su s’imposer comme un genre à part entière. Apparue en Suisse dans les années 1830, la BD se diffuse au cours du XIXe siècle dans le monde entier, via des revues spécialisées et des journaux satiriques. Et à la fin du siècle, un genre nouveau apparaît aux Etats-Unis : le « comic strip ». Lire la suite L’éternelle bande dessinée

Culotées : qui sont ces femmes qui ont changé le monde ?

Margaux Barou ∣ Quel est le point commun entre Frida Kahlo, Clémentine Delait, Delia Akeley, Agnodice, Nellie Bly ? Vous ne les connaissez sans doute peut-être pas toutes, mais ces femmes, combattantes et déterminées, ont fait voler en éclat de nombreux préjugés pour mener la vie de leur choix. Si elles ne sont pas des stars connues de tous, une chose est sûre : ce sont « des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent ». Lire la suite Culotées : qui sont ces femmes qui ont changé le monde ?

Les Mille et Une Nuits

Justine Le Moult, le 10/04/13
Les Mille et Une Nuits
A l’Institut du Monde Arabe
mille et une nuit
Shéhérazade, Aladdin, Ali Baba, tous ces noms résonnent exotiquement à nos oreilles depuis la nuit des temps… L’exposition Les Mille et Une Nuits rend hommage à ces légendes enchanteresses, dans un parcours sensoriel et sensuel qui ravit autant les yeux que les oreilles: musiques orientales, extraits lus, images, peintures, sculptures… Un voyage à mille et unes facettes !
Les Mille et un Manuscrits. Les Mille et Une Nuits, c’est d’abord l’aventure des manuscrits. L’exposition retrace l’histoire de ces légendes indo-perses, traduites en langue arabe à Bagdad vers le VIIIème siècle, qui n’ont eu de cesse de se transformer et de se métamorphoser au fil des conteurs et copistes, entre ajouts et rectifications. L’étude de ces variations, composées sur dix siècles, nous montre l’extraordinaire adaptabilité aux époques et aux auditoires de ces contes merveilleux, et nous révèle surtout le lien étroit qui s’est tissé au fil des siècles entre Orient et Occident, à travers les nombreux pastiches et satires occidentales (les savoureux Contes orientaux satiriques de Voltaire, par exemple)
Les Mille et Un témoignages. D’abord apparentées au genre dit des « miroirs des Princes » (ces récits destinés à former le Prince et à lui enseigner à gouverner avec sagesse et justice), Les Mille et Une Nuits deviennent très vite littérature populaire, histoires racontées au coin du feu, sur les places publiques ou dans les cafés. Centralisant leurs légendes autour du Croissant Fertile, elles sont de véritables « documents humains« , témoignages vivants de cultures et sociétés entrecroisées, voyages dans l’espace et le temps. Témoignages aussi d’une grande effervescence des arts: chant, danse, poésie, trouvent une place de choix dans ces récits.
Les Mille et un pouvoirs des mots. Un récit contre une vie, des histoires merveilleuses comme baume pour le coeur trahi: c’est le propos du récit-cadre de Shéhérazade. Dans Les mille et une Nuits, la parole se fait émancipatrice contre la tyrannie, courageuse contre l’injustice, liberté contre les cages dorés des palais enchantés. Ces contes révèlent tout le pouvoir de l’écriture, à visée universelle:  Eros et Thanatos, épique et érotique  mythe et histoire (les grandes Guerres orientales), réel et imaginaire (Djinns, génies et autres démons) se retrouvent liés. Les Mille et une Nuits, autant de façons de rendre hommage à la figure tutélaire de l’écrivain, toujours conteur en son coeur, ce que Butor avait bien compris: « Tout écrivain est Shéhérazade ».