Archives pour la catégorie Vos textes

Hybride

Albien Gakegni ∣ Je suis un mélange de plusieurs

Une mixture de ce qui fut mis et de ce qui naquit.

Je suis un mélange de pathétique et de joie

De sourire, de bonne humeur, et de grande tristesse.

En moi et rien qu’en moi, la lumière et les ténèbres.

Je suis aussi la vie d’une mort

Les deux faces de l’être humain

Comme les deux côtés d’une médaille. Lire la suite Hybride

La vraie communication : la communication des profondeurs

Albien Gakegni ∣ Au centre des préoccupations en matière de communication, deux principales questions se posent : deux personnes peuvent-elles communiquer et se comprendre ? Le dialogue peut-il permettre à deux personnes de se connaître ? Lire la suite La vraie communication : la communication des profondeurs

L’autre et les autres

Albien Gakegni ∣ Il est une rare conception qui existe sur le rapport entre les termes « l’autre » et « les autres ». Si je suis « moi », l’autre est mon proche. Il est mon coéquipier, mon semblable, comme à l’image de la femme pour l’homme ou du prochain pour le croyant.  Lire la suite L’autre et les autres

Travailler le dimanche : encore un sujet sur la table ?

Albien Gakegni ∣ Le travail est depuis toujours perçu comme l’activité permettant à l’homme de subvenir à ses besoins. Nécessitant tantôt l’effort physique, tantôt l’effort intellectuel, il dépouille l’homme de ses énergies ; d’où un besoin de moments de repos pour se ressourcer. L’interdiction de travailler le dimanche relève d’une ancienne tradition qui trouve son fondement dans la genèse cosmogonique : Dieu qui créa l’Univers se reposa le septième jour ; ce qui fut recommandé aux hommes afin de le glorifier. Lire la suite Travailler le dimanche : encore un sujet sur la table ?

Musique afro et exil

Albien Gakegni ∣ Que signifiait être exilé autrefois, lorsque Tacite et compagnie connurent des années de troubles auxquelles ils n’avaient jamais pensé ? Que nous apprend la notion d’exil de nos jours ? L’immigration positive, c’est-à-dire volontaire, peut-elle être considérée comme une forme d’exil ? Lire la suite Musique afro et exil

Bleu

Delia Abouakil |

Les lumières larmoient et clignent leurs yeux embués dans la ville mélancolique
Une couleur de lasse sérénité est descendue et a tout dominé
La pointe des toits le reflet des pavés portent ce bleu profond comme un deuil de sagesse
Bleu roi bleu toi bleu silence et lourde soie…
Le bleu a un sourire tombant mais des yeux de Joconde.

Une fenêtre s’éveille et garde le crépuscule en bon phare fidèle.
Et c’est maintenant
L’heure de délice
L’heure de malice
L’heure de sortir et de humer le bleu,
De s’étourdir car il est pur et plein d’énigmes…
Mais de le consommer frustrée comme un fruit qu’on effleure.

La ville a un bruit d’eau
Un air froid et piquant y coule et m’attaque.
Vengeance ! Le bouclier de ma fenêtre se replie.
Je détache ma peau du bleu et je le regarde à travers elle.
Elle est brave, mais son père n’est pas vitrier.

Le bleu est devenu un tout petit carré.

Gondry

Daphné ∣ Assis sur le soleil, nous avons construit notre nid.

Loin de tout, nous n’entendons plus ce qu’ils disent.

Sans se soucier, nous restons là, à fondre,

Devant le regard de l’autre.

 

Dans ce silence, nos pensées résonnent.

Le futur est à notre porte, avec nos souhaits.

Face à ce feu de joie, nous restons blottis.

La douce chaleur, encore assis sur le soleil.

 

Nous revenons toujours vers cette lumière,

Qui a protégé nos jeunes nuits.

Le passé et le présent s’accélèrent.

Nous aimons toute cette paix, nous revivons enfin.

 

Hier, aujourd’hui et demain aussi,

Toujours de la même façon

La lueur du matin reviendra et,

Toujours devant la même beauté,

Nous serons assis sur le soleil.

 

Poème basé sur la chanson de Primary et OhHyuk

 

 

La librairie

Daphné | L’odeur des vieux livres. Le bois qui grinçait sous ses pieds. La tranquillité qui flottait dans la pièce. A** aimait tout de cet endroit et ne l’aurait échangé pour rien au monde. A** se sentait libre, loin des autres, de leurs regards, libre de qui elle prétendait être. Il n’y avait plus de jugement. Personne ne pouvait entrer dans son monde. Elle venait aux meilleurs moments, quand il n’y a pas grand monde.

Le vieil homme l’appréciait et il la laissait rester aussi longtemps qu’elle le souhaitait. Elle n’avait pas beaucoup d’argent mais ce n’était pas ce qui comptait le plus pour lui. Il lui était reconnaissant d’aimer les livres, d’aimer son sanctuaire. Elle pouvait feuilleter les ouvrages sans soucis.

Elle appréciait également les tableaux affichés aux murs. Il avait rempli les quatre façades de ces couleurs vives, ainsi la pièce en était plus chaleureuse. Outre les tableaux, il y avait des photographies, des affiches de concerts, des dessins d’enfants, une véritable galerie d’art très diversifiée. A** aimait tout de cet endroit. Tous les goûts étaient représentés dans ce petit temple.

Tout dans cette boutique, à l’exception du vieil homme, était à vendre. Et elle voulait tout acheter. Quelque chose pourrait plaire à sa famille. Une autre chose pourrait plaire à ses amis. Ça plaisait surtout à son amour de l’art. C’est pourquoi elle fit la promesse d’acheter une photographie et un ouvrage avec son premier salaire. Pour le moment, elle continuait de rendre visite à son ami qui lui imposa deux conditions : qu’elle ait du temps et ses lunettes si besoin.