Archives pour la catégorie Société

Paris : Un urbanisme irresponsable ?

La vie parisienne. Chronique sur la propreté urbaine.

Par Cécile Camart-Ferricelli

Pour son numéro paru au 1er mars 2019, le journal Marianne est intransigeant : « PARIS, VILLE-POUBELLE ». Celui-ci ne dédie pas moins de dix pages consacrées à la crasse et aux travers qui sévissent dans les rues de la capitale réduisant, de façon conséquente et durable, la salubrité des conditions de vie parisienne.

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D’une révolution à une autre : le réveil de l’intelligence artificielle

Par Delia Arrunategui

La troisième révolution industrielle, celle du numérique, est en cours. Elle est en train de transformer nos sociétés, elle redéfinit notre rapport aux connaissances et nous conduit à grande vitesse aux portes d’une nouvelle ère, celle dans laquelle les machines seront capables de simuler l’intelligence.

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Conférence Cognivences : entre passion et connivences

Loan Peuch & Valentine L. Delétoille | Eliott et Ondine, deux scientifiques normaliens, ont la volonté dévorante de faire bouger les choses dans leurs domaines et d’accélérer la recherche. Convaincus, passionnés, ambitieux, ont peut espérer que le Forum ne soit que le début.

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Commémoration des victimes de la Seconde Guerre Mondiale (31.01.2019)

Reportage réalisé par Sarah Bronsard (dernière partie)

Crédits photos : Deutscher Bundestag/Stella von Saldern

Nous y voilà enfin. C’est avec impatience que nous attendions tous ce jour, cette « grande finale » de notre rencontre, la cérémonie commémorative en salle plénière. Il est 6 h, certains d’entre nous sont encore mal réveillés en descendant prendre le petit déjeuner à l’hôtel. Mais rapidement, les conversations s’animent, nous sommes tous excités à l’idée de ce qui nous attend.

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Rencontre internationale de jeunes à l’occasion de la commémoration des victimes de la Seconde Guerre Mondiale (jour 3 : mercredi 30 janvier 2019)

Reportage réalisé par Sarah Bronsard (4ème partie)

Crédits photos : Deutscher Bundestag/Stella von Saldern

Notre troisième journée s’annonce particulièrement intéressante, dans la mesure où elle sera caractérisée par les témoignages et un exemple de résistance française.

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Rencontre internationale de jeunes à l‘occasion de la commémoration des victimes de la Seconde Guerre Mondiale (suite du mardi 29 janvier 2019)

Reportage réalisé par Sarah Bronsard (3ème partie)

Crédits photos : Deutscher Bundestag/Stella von Saldern

Nous écoutons ensuite l’exposé de Madame Beate Kosmala, chercheuse indépendante, qui nous présente le travail du musée ainsi que les destins de quelques familles juives ayant été cachées par des Allemands. 300 enfants juifs ont été cachés à Berlin, contre 3400 déportés. La différence est grande, mais montre que la résistance en Allemagne était possible, même si le régime surveillait de près la population.

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Rencontre internationale de jeunes à l‘occasion de la commémoration des victimes de la Seconde Guerre Mondiale (suite)

Reportage réalisé parSarah Bronsard (2ème partie)

Crédits photos : Deutscher Bundestag/Stella von Saldern

Jour 2 : mardi 29 janvier

Qu’entendez-vous par courage civique ? Telle est la question que nous pose notre chef d’équipe une fois arrivés au musée de la résistance allemande. Nous commençons par faire le tour de la thématique. Qui faisait preuve de courage civique envers les persécutés du régime nazi ? Quelles étaient leurs motivations ? A quel niveau cette résistance se manifestait-elle ? Quels étaient les risques ? Nous débattons, discutons et échangeons nos connaissances autour du sujet. Répartis en petits groupes, nous notons les aspects qui nous viennent à l’esprit en les classant par ordre thématique.  De ce côté, les valeurs, de l’autre les modes d’action possibles. Au-delà des connaissances purement scolaires, des références cinématographiques comme “La liste de Schindler” circulent et certains d’entre nous partagent même des témoignages personnels pour illustrer le concept. Nos idées convergent rapidement sur la plupart des aspects, mais divergent petit à petit quand la question de résistance nationale est abordée. Une participante ukrainienne nous raconte que le rôle de l’armée de résistance ukrainienne est toujours surestimée, alors que la collaboration du pays avec les nationaux-socialistes n’était en aucun cas négligeable. Étant la seule représentante française dans le groupe, on m’interroge alors sur la manière de commémorer en France. Je leur explique que la Résistance a longtemps été glorifiée et qu’il a fallu attendre jusqu’en 1995 pour que l’État français reconnaisse officiellement la collaboration du régime de Vichy avec le IIIème Reich, le devoir de mémoire devenant ainsi un impératif.


« Qu‘entendez-vous par courage civique?“
Photo – Deutscher Bundestag/Stella von Saldern


Quelques idées…
Photo – Deutscher Bundestag/Stella von Saldern



Rencontre internationale de jeunes à l’occasion de la commémoration des victimes de la Seconde Guerre Mondiale

Reportage réalisé par Sarah Bronsard (1ère partie)

Crédits photos : Deutscher Bundestag/Stella von Saldern

Berlin/Parlement allemand – Depuis 20 ans, le Parlement allemand organise des rencontres internationales de jeunes dans le cadre de la commémoration officielle des victimes de la Seconde Guerre Mondiale. Cette année, 78 jeunes majoritairement allemands, mais aussi originaires de France, de Pologne, de Russie, d’Ukraine, d’Israël et d’Azerbaïdjan sont venus à Berlin pour dégager un message positif : lutter contre l’oubli de la Shoah, s’engager pour sa commémoration et ainsi permettre la transmission de ce passé aux futures générations.


« Premier contact entre jeunes »
Photo – Deutscher Bundestag/Stella von Saldern

Du 28 au 31 janvier, nous avons été confrontés à la thématique des « enfants cachés », autour de laquelle nous avons travaillé et échangé nos différents points de vue. C’est en parcourant des expositions, en visitant des lieux berlinois ayant servi de refuge à des enfants juifs ou encore en parlant avec des survivants de la Shoah, que nous avons pu aborder ce thème du traitement du passé d’une manière tout à fait singulière. Le point culminant de la rencontre ? La commémoration officielle dans la salle plénière du Parlement allemand jeudi 31 janvier. A cette occasion, Saul Friedländer, historien israélien de renommée et spécialiste du nazisme et de la Shoah, fut l’invité d’honneur.

Revenons sur ces quatre jours remplis d’émotions…

Informations complémentaires (en allemand) :  Vidéo informations allemandes (Tagesthemen) ;
vidéo explicative



« Faire connaissance »
Photo – Deutscher Bundestag/Stella von Saldern

Jour 1 : lundi 28 janvier

Nous somme arrivés à Berlin au cours de l’après-midi. Pour une majorité d’entre nous, le voyage était long : venus de pays d’Europe de l’Est, de Russie, d’Israël et de France, tous les participants sont prêts pour le programme chargé qui nous attend à Berlin. Pendant quatre jours, nous allons nous pencher sur la thématique des victimes du nazisme et plus précisément autour de celle des « enfants cachés ». C’est ainsi que des personnes courageuses ont réussi à sauver la vie d’enfants juifs, mettant en péril leur propre existence. Ces actes de résistance ainsi que des exemples d’enfants cachés serviront donc de fil rouge, qui nous guidera dans nos réflexions.

Tout d’abord, il fallait faire connaissance. Dans le brouhaha des langues qui m’entoure, je distingue quelques bribes de français. Nice, Lille, Strasbourg – venus des quatre coins de France, la plupart des participants s’engagent dans des sites de commémoration comme Dimitri (26 ans), guide touristique au mémorial d’Oradour sur Glane. Les organisateurs nous souhaitent la bienvenue, nous nous mettons en route pour la Parlement, pour visiter les lieux et la Coupole. En somme, nous nous attendons à un programme intense, riche en émotions, rencontres et découvertes ! La visite exclusive du Parlement, ce lieu chargé d’Histoire, crucial dans la montée au pouvoir des nazis, constitue la première étape dans l’approche du sujet.

Nous arpentons les couloirs aux plafonds gigantesques, passons devant le bureau de la Chancelière, avant de descendre dans la « cave » du bâtiment principal. L’entrée colossale d’un des bâtiments de fonction est impressionnante : des ascenseurs transparents desservent à toute vitesse les bureaux des députés. Devant cette coulisse spectaculaire, nous voilà maintenant prêts pour la suite du parcours!


L’art fédérateur : Du Mexique à Paris des artistes unis pour une bonne cause

Delia Arrunategui | @arrunategui22 | L’ONG mexicaine Manos manchadas de Pintura, le collectif d’artistes Rivoli 59 et la Maison de ventes aux enchères Morton, organisent une collecte pour venir en aide aux enfants victimes de la guerre contre les « Narcos » au Mexique.

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Paris à vélo

Première chronique de Cecile Ferricelli-Camart sur la vie urbaine, ses améliorations et ses habitants.

Projet d’aménagements rue Rivoli (Paris)
Crédits Cécile Orsinger – diffusion sur France 3 Ile-de-France

Se déplacer à vélo dans Paris ? Trop dangereux ! Paris est moins largement réputée qu’Amsterdam ou Copenhague, nos voisins écolo-pratiques, pour ses vastes artères cyclables aux vues imprenables. Pourtant, en deçà d’un trafic parisien quotidiennement turbulent et souvent anxiogène pour ses utilitaires, le choix du vélo ne paraît plus si invraisemblable.

Les trajets journaliers du très célèbre cercle « métro-boulot-dodo » de la région parisienne sont très amplement considérés comme une obligation pénible, répétitive et souvent bien trop longue pour les étudiants et travailleurs de la ville. Combien de fois nos collègues arrivent en retard et déjà fatigués à cause des imprévus d’un trafic sur-bondé ?

Ces trajets génèrent du stress, déjà parce qu’ils façonnent notre mode de vie en écourtant nos nuits par exemple, puis parce que chacun subit les aléas de la cohabitation du trafic (conduite frénétique des autres utilisateurs, ralentissements, problèmes techniques, renfermement, foule…).

Ces allers-retours ont des conséquences sur notre comportement, notre humeur et surtout, sur notre productivité. De plus en plus, ces trajets constituent des problématiques à prendre en compte pour les employeurs à charge de garantir le bien-être professionnel de leurs employés.

Aussi, les mécanismes de cette habitude à utiliser les transports et le peu de visibilité quant aux alternatives à cette source de mauvaise humeur ne nous permettent pas d’envisager notre quotidien autrement. Certains d’ailleurs ne le pourraient pas, compte tenu du nombre de travailleurs et d’étudiants qui vivent extra-muros. Pourtant, depuis 2015 la mairie de Paris agit activement en faveur du « Plan vélo » qui vise à élargir considérablement un réseau REVe (réseau express vélo) afin de faire de la capitale, d’ici 2020, une semblable de nos voisins bicyclophiles nordiques.

Plus sérieusement, devenir un usager de ce deux-roues possède plusieurs avantages. Pour les étudiants tout juste arrivés à Paris, les turbulences et l’enfermement des transports en commun peuvent désorienter et désamorcer l’enthousiasme de démarrer une nouvelle vie au sein du cœur culturel français.

Pourtant, aller à la fac à vélo est un excellent moyen de découvrir la ville, ses grands axes et ses rues retranchées. On s’approprie la ville d’une autre manière, par un trajet plus libre, plus authentique, plus stimulant et enfin, plus personnel que l’expérience d’une énième lassitude entre un point A et le point B.

On pourrait penser que prendre son vélo signifie prendre du retard, pourtant les dispositions des bandes cyclables permettent des trajets mieux disposés à nous amener directement à notre destination en opposition aux lignes de métro qui desservent plusieurs arrêts éparses avant de nous guider vers la direction souhaitée. D’ailleurs, beaucoup d’étudiants sont obligés de faire un ou plusieurs changements et d’espérer n’avoir que peu de temps à attendre entre deux lignes. Le vélo récupère ce temps d’attente et plus encore, quoi qu’il soit soumis à la signalisation urbaine. Le cycliste est autonome bien qu’il prenne évidemment en considération l’intensité du trafic. Alors qu’il se doit d’être absolument vigilant aux mouvements des divers usagers cette autonomie peut être source de bien être. Aussi, on ne peut affirmer, sans rappeler une évidence, que le vélo est une activité physique et sportive. Toutefois, pratiquer une activité physique avant de se rendre à la fac favorise un (re)gain d’énergie. Elle diminue les fatigues passagères, permet une meilleure digestion et façonne une posture propice au travail grâce aux muscles préalablement stimulés.

Les quelques vélos rangés aux abords de la fac sont la preuve de cette prise de conscience encore difficilement palpable. Pourtant, la forme des cyclistes s’évalue aussi sur la déconstruction du stress généré par les transports. Beaucoup choisissent le vélo parce qu’il est une issue aux personnes sujettes à la claustrophobie ou à l’agoraphobie. L’appréciation du paysage parisien, la sensation de pouvoir respirer à plein poumons – une fois le pot échappement du camion au feu rouge éloigné, et la prise en charge manuelle, renouvelable du trajet cyclable sont des éléments constitutifs d’un soulagement réparateur. Ces trajets en plein air peuvent motiver et unifier notre bien être, notre confiance, voire…notre fierté !

En effet, l’utilisation des bicyclettes est un acte écologique. Les étudiants forment la génération encline aux formes d’actions en faveur du développement durable et de la lutte contre la pollution et autres maux dévastateurs pour la planète. Le vélo, la trottinette ou encore le skate s’ancrent dans une cohésion pérenne de transport, valorisant un mode de vie sain et respectueux de la nature. Prendre son vélo revêt toujours, un aspect, même moindre, de militantisme pratique et bienveillant à tous les égards.

En quoi, l’utilisation de notre bolide non motorisé peut être englobé d’une philosophie de vie épicurienne, en accord avec notre corps et les enjeux de la société contemporaine. Pourquoi attendre ?

Au final, la majorité des étudiants utilisent les transports en commun qu’ils jugent inévitables au regard de la distance entre leur appartement et la faculté. D’autres arrivent à trouver leur compte au sein des nuisances en effectuant de micros siestes pendant le temps de trajet. Ce que l’on retient, c’est que beaucoup n’envisagent pas le vélo comme une possibilité même si celle-ci peut s’avérer être réelle dans certains cas.

En effet, le temps grisonnant emblématique de la capitale n’encourage pas les promenades à vélo. Aussi, les métro-addicts craignent la porosité des pistes cyclables souvent partagées avec les bus et les taxis. Ils ne font pas confiance à la conduite des autres passagers et redoutent de ne pas être visibles sur le trafic. On peut concéder que le statut du cycliste est souvent appréhendé par les autres comme un usager troublant, imprévisible, circulant à mi-chemin avec la signalisation des piétons et celle des voitures.

Toutefois, pour pallier l’ambiguïté, le projet « Paris à vélo » prévoit, justement, une réglementation du trafic davantage sécurisée et plus fidèle à la diversité de ses usagers. Le projet contient notamment l’aménagement des rues à double-sens cyclables pour « favoriser des trajets plus courts et plus sûrs ». Cette innovation, corrélée à la mise en place de nouvelles grandes pistes cyclables assurent la mise en circulation de nouveaux panneaux de signalisations propices à un partage de la route mieux équilibré. L’envergure de ses actions explicite évidemment la veine écologique de ce projet.

Depuis 2015, depuis le lancement de « Paris à vélo » le nombre de cyclistes augmentent, un nombre accentué grâce à la mise en place de nouveaux dispositifs comme Veli’b apparu en 2010 ou plus récemment, l’installation de la société de trottinettes électriques Lime. Ces moyens de circulation novateurs visent à rendre les trajets intra- muros plus attractifs : un moyen pour nos travailleurs et étudiants exaspérés de redécouvrir leur quotidien et leur ville autrement.