Archives pour la catégorie Gender&co

Homoliberté : on parle de féminisme et culture queer

Une interview de Sara Andrade | Depuis qu’il était un petit garçon, il voulait être une petite fille. Il se définit aujourd’hui comme non binaire.  Nous l’avons rencontré au Point Éphémère durant le festival « Sang Rancune » le 10 novembre. Nous sommes ensuite allés chez lui pour l’interviewer sur les questions de non binarité, de féminité et de culture queer, entre autres. Nous parlons de Romain, un étudiant homosexuel qui a une vision du monde qui nous paraissait intéressante à mettre en lumière pour développer une réflexion sur ces sujets. Avant même l’interview, nous avons su que nous allions dialoguer avec une personne sincère, sensible, qui a créé son propre univers dans lequel il s’accepte et se respecte pour ce qu’il est.

Nous remercions Romain d’avoir accepté de se livrer lors de cette interview.

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Des féministes reviennent sur le mouvement #Metoo

Laura Remoué | A l’occasion de la sortie du livre Cours petite fille !, de nombreuses féministes se sont réunies à la Librairie des femmes pour revenir sur le mouvement Me too. Lire la suite Des féministes reviennent sur le mouvement #Metoo

La dichotomie en abyme

Lucile Carré | Un livre comme un double de la vie, qui questionne les limites entre fiction et réalité. Une photographie en dichotomie, où noir et blanc sont réunis, dans une réunion qui va mener à l’implosion. Une femme coupée en deux par son époque, et dont le double maléfique finira par prendre le dessus. Lire la suite La dichotomie en abyme

Comment trouver un.e bon.ne gynéco ? La liste qui fait du bien.

Emma L. | 

Pas facile, quand on arrive à Paris pour les études, de trouver des soignant.e.s. Voici une astuce pour au moins réussir à trouver un.e bon.ne gynéco, histoire de ne pas se faire inspecter le vagin par n’importe qui. Lire la suite Comment trouver un.e bon.ne gynéco ? La liste qui fait du bien.

Freier Fall

Paulina GM, le 13 mars 2014,

Freier Fall 
de Stephan Lacant avec Hanno Koffler et Max Rielmet

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Repéré lors de la Berlinale Freier Fall, premier film distribué de Stephan Lacant, est le film gay de ce début d’année. Gay non pas parce qu’il correspondrait à un genre cinématographique, nous savons bien que le “cinéma gay” n’existe pas, mais bien parce que son propos concerne une relation homosexuelle. Au cours de sa formation de C.R.S Marc rencontre Kay qui bouleverse sa vie.

Stéphane Lacant en contextualisant la passion de Marc et Kay dans le milieu policier -connu pour son machisme- pourrait nous pousser à croire qu’il s’intéresse au regard que porte la société sur l’homosexualité. Or cet aspect est étonnamment réduit pour se concentrer sur le personnage de Marc et son désir incontrôlable du corps de l’autre. Plus que la découverte de l’homosexualité Stephan Lacant filme l’incapacité à contrôler l’imprévu qui dérègle une vie déjà programmée, puisque Marc et sa femme attendent leur premier enfant dans leur nouvelle maison. Comme ce désir insensé entre dans la vie de Marc, les spectateurs entrent in media res dans le film, les deux policiers se sont déjà rencontrés, se sont peut-être déjà aimés. Les mots sont rares entre eux mais la tension réside dans les corps, dans les malaises que provoquent chacune de leur rencontre. L’essence du film se trouvent dans ces rencontres qui redonnent vie aux deux hommes. Elles réveillent aussi un peu la mise en scène qui manque cruellement de recul face au quotidien de ses personnages.
Lacant pourrait le susciter consciemment pour montrer comment une obsession corporelle, une passion peut effacer tout le reste. Mais cette confusion quant aux réels objectifs du réalisateur n’est qu’un symptôme parmi d’autres qui révèle la faiblesse du scénario et du style.
Certainement que l’enchaînement de situations clichés- la mère surprenant les deux garçons s’embrasser à l’hôpital qui a fait rire toute la salle- s’inscrit dans un souci de réalisme mais celui-ci pousse le film à la retenue et élimine toute possibilité d’originalité. Le manque de surprise dans le récit s’illustre par les deux scènes symétriques d’exposition et de fin, un procédé stylistique vieillot et révélateur quant à l’inexpérience du cinéaste.

Malgré deux acteurs convaincants, Hanno Koffler et Max Rielmet, Freier Fall n’arrive pas à tenir ses promesses, s’enfonce dans la simplicité narrative et manque de cohérence dans sa mise en scène. Ces deux dernières années les films dits “gay” n’ont cessé de prouver que leur intérêt et leur originalité dépassaient l’orientation sexuelle de leurs personnages. Entre autre il y a eu le succès de La vie d’Adèle, le beau Keep the lights on mais surtout le merveilleux film de Guiraudie, L’inconnu du Lac. Or Freier Fall est bien loin de ces films-ci comme s’il n’était jamais parvenu à se saisir de son sujet.

Pornographie 2.0 et autres contes : des colloques étudiants.

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Madeleine Rodriguez, le 30/04/13

Le mercredi 15 mai, auront lieu, à la Sorbonne Nouvelle – Paris 3, dans les locaux de Censier, de 16h à 19h, deux tables rondes de 1h30 chacune : le rendez-vous des curieux. La première table ronde portera sur la critique et les nouvelles technologies et la seconde sur la pornographie 2.0. Il s’agit de montrer dans  quelles mesures les nouvelles technologies renouvellent les enjeux et les pratiques de ces secteurs.

 

Vous trouverez la liste des intervenants sur notre site : www.audiovisueletnouvellestechnologies.fr.nf

Ces tables rondes sont organisées par les étudiants disciplinés et studieux de M1 Cinéma et Audiovisuel dans le cadre d’un cours sur les nouvelles pratiques, tendances et marchés du secteur (dispensé par Kira Kitsopanidou).

Table ronde n°1 : La critique et les nouvelles technologies

Nous identifions différents rôles remplis par la critique vis à vis de son lectorat (question de l’offre et de la demande : recommandations culturelles sur les sorties, couverture de festivals/de salons, interviews…) mais aussi d’une certaine forme de responsabilité que les revues endossent : prolongement des œuvres, découverte de sorties confidentielles à mettre en avant et à défendre, regard critique sur l’actualité…

La question est de savoir comment la critique en ligne (ou plutôt les critiques en ligne) actualise la question de la ligne éditoriale, par rapport à son audience, son lectorat, les possibilités du média internet, son degré de reconnaissance, etc.

Table ronde n°2 : La pornographie 2.0

La discussion s’opérera principalement autour de questions économiques et sociologiques liant pornographie et numérique. Les principales questions abordées tourneront autour de la visibilité offerte à la pornographie par le numérique (autopromotion, autodiffusion) et par conséquent de la réduction de la barrière amateur/professionnel, des droits d’auteurs, de l’offre et de la demande dans le milieu et des réactions des acteurs historiques face à ces évolutions. Seront aussi abordées des approches participatives de la pornographie à l’heure du numérique : simple opération de communication ou véritable business model ? Est-ce le signe d’une libération de la pensée collective à l’image de Canal+ et Arte, n’hésitant pas à lancer des séries autour de l’industrie pornographique ?

Et pour couronner le tout, un cocktail sera offert pour continuer à échanger sur le sujet de manière plus informelle.

Pour être tenu au courant de l’actualité de l’évènement : https://www.facebook.com/events/509100652472670/Affiche