Archives pour la catégorie Vie étudiante

Comment trouver un.e bon.ne gynéco ? La liste qui fait du bien.

Emma L. | 

Pas facile, quand on arrive à Paris pour les études, de trouver des soignant.e.s. Voici une astuce pour au moins réussir à trouver un.e bon.ne gynéco, histoire de ne pas se faire inspecter le vagin par n’importe qui. Lire la suite Comment trouver un.e bon.ne gynéco ? La liste qui fait du bien.

Devenir journaliste : pourquoi pas moi ?

Audrey Paillasse |

Le métier de journaliste fait rêver les étudiants à la belle plume ou les férus d’actualité, mais la plupart craint toujours de s’aventurer dans un secteur que l’on dit bouché ou réservé à quelques élus. Crainte aussi du chemin semé d’embûches qui y mène. Le 5 juillet dernier s’achevait une nouvelle phase de recrutement pour les 14 écoles de journalisme reconnues, qui forment ensemble la voie royale pour s’insérer dans la profession. Au terme de huit mois de travail intense, quelque 600 candidats ont pu décrocher leur place dans des promotions restreintes de 30 à 45 élèves par école. Pourtant, ces résultats ne riment pas avec mission impossible. Tour d’horizon des épreuves phares et des moyens de s’y préparer dès la rentrée.

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La Fusion, c’est quoi ?

Ninon L., le 13/02/2017

Petit précis de fusion universitaire

On en entend parler à la fac, de nombreux.ses professeur.e.s et des étudiant.e.s y sont opposé.e.s : mais qu’est-ce que c’est exactement, la fusion ? ça sort d’où ?

Des fusions… en ébullition !

Le projet de fusion de Paris 3 avec Paris 5 et Paris 7 n’est pas un phénomène isolé. Toulouse, Grenoble… et à côté de nous, Paris 4 et Paris 6. Un peu partout, cela soulève des mouvements de contestation.

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Rassemblement du 27 janvier devant le CA de Paris 3
Têtes de chats ajoutées par le Collectif des étudiant.e.s de Paris 3 contre la fusion

Alors pourquoi la fusion est à la mode dans les CA*?

* CA = conseil d’administration, instance décisionnaire où siège le/la président.e et où sont prises toutes les grandes décisions concernant la fac.

Un peu d’histoire : la LRU, 10 ans après.

Remontons en 2007. Sous le gouvernement de François Fillon, Valérie Pécresse fait passer la « loi relative aux libertés et responsabilités des universités » : la fameuse LRU (Loi relative aux Responsabilités des Universités), connue pour les grèves et blocages qu’elle a suscités.

Des universités libres et responsables, ça n’a pas plu ? Eh non ! Voici quelques raisons, dont les évènements d’aujourd’hui découlent en partie.

Changement de gouvernance des facs : CA majesté

– La LRU prévoit davantage de sièges dans le CA pour les « personnalités extérieures »* (élu.e.s qui ne sont pas de la fac), et diminue ceux attribués aux représentant.e.s des étudiant.e.s et des personnels.

– Elle donne beaucoup plus de pouvoir au CA et au président qu’avant. La liste qui sort gagnante lors des élections a ce qu’on appelle une « prime majoritaire » : elle se voit octroyer d’office la moitié des sièges, et le reste des sièges est réparti à la proportionnelle. Cette liste a donc une majorité plus qu’absolue.

– Enfin, la loi mentionne que les universités peuvent décider de fusionner ou changer de statut si leur CA le vote à la majorité absolue.

Les facs ont également obtenu une autonomie dans le domaine budgétaire, la gestion des ressources humaines, la propriété immobilière… L’Université gère désormais 100% de son budget. Les dons du privé sont défiscalisés. Pour certains syndicats étudiants, cela est le signe d’un désengagement de l’Etat qui pourrait conduire à la privatisation des facs.

*Les « personnalités extérieures » sont des personnes qui siègent au CA d’une université (après avoir été élus par le CA ou nommés) sans faire parti de cette université. A Paris 3, siègent par exemple la maire du douzième arrondissement de Paris et un membre du comité de direction de la Société Générale.

Bon, d’accord, ça c’est sous Sarkozy. Et après ?

2013, la gauche est au pouvoir. Elle fait passer la loi Fioraso, qui remet très peu en cause la LRU.

Elle enfonce même le clou, puisque cette loi impose aux facs de participer à une « coordination territoriale », sous la forme soit d’une fusion, soit d’une ComUE (communauté d’universités et établissements), soit d’une association. Ça donne ça :

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CPU-infos 2015

A Paris 3, nous sommes dans une ComUE* qui s’appelle USPC, comme l’indique notre carte étudiante.

Et l’on fête les dix ans de la loi LRU avec un projet de fusion !

* une ComUE est un établissement public qui regroupe plusieurs universités et organismes de recherche. Elle a son propre budget et un conseil d’administration, un président, un vice-président. Elle peut délivrer les diplômes.

Le projet de fusion Paris 3-Paris 5-Paris 7

Quand des établissements fusionnent, cela veut dire qu’ils perdent leur « personnalité juridique et morale ». Il y aura donc un seul président et un seul conseil d’administration pour la « nouvelle université ».

Là encore, pour comprendre, il faut revenir un peu en arrière.

Feu Idex.

Nicolas Sarkozy (toujours lui) a lancé en 2011 un premier « programme d’investissement d’avenir » pour les facs. Pour toutes les facs de France ? Non, il n’y avait que huit « Idex ». Comme le nom l’indique, il s’agit d’une « initiative d’excellence ». Les campus sont donc mis en compétition devant un « jury international ». Le but est de faire des grands pôles universitaires visibles à l’international et bien classés dans des classements d’université comme celui de Shanghaï *.

USPC avait obtenu l’IDEX entre 2012 et 2016, mais l’Etat a décidé de ne pas le reconduire l’année dernière : l’USPC a « perdu l’IDEX », comme on l’entend dire.

USPC a donc déduit du rapport de non-reconduction de l’IDEX que le moyen principal pour récupérer ce financement était de procéder à une fusion (idem à Toulouse).

Une fusion qui doit se faire le plus rapidement possible pour pouvoir redéposer un dossier afin d’espérer récupérer le financement.

* pour dédramatiser le classement de Shanghai : « le classement de Shanghai vu de Chine » suite ici

Idex prétexte ?

Récupérer l’Idex est souvent présenté comme une injonction. Cela semble compréhensible pour USPC, car le financement représentait un tiers de ses fonds. Néanmoins, pour Paris 3, cela ne correspond qu’à une part dérisoire du budget total (1% selon la CGT, difficile d’obtenir des chiffres de la part de la présidence).

On pourrait alors se poser d’autres questions que celle de « récupérer l’Idex » :

– Pourquoi l’Etat choisit-il de donner énormément d’argent à certaines ComUE seulement et rien à d’autres ?

– Les ComUE sont-elles tout à fait indispensables ? On pourrait douter du pari qui vise à donner de l’argent à des superstructures coûteuses au lieu de le verser aux facs directement.

De la loi Fioraso au projet de fusion, l’étendard de la quête de reconnaissance à l’international est toujours brandi, ainsi que la volonté de monter dans les classements internationaux. Le modèle est celui des universités américaines prestigieuses.

Des facs « à l’américaine » ?

Cette politique de l’Etat revient à mettre de côté les facs qui ne sont pas touchées par les huit « initiatives d’excellences », créant un système universitaire à deux vitesses. L’élitisme est d’ailleurs présent à l’intérieur même du projet de fusion, puisque Paris 13, jugée moins attractive, en a été exclue : on lui propose une simple « association ».

Admettons toutefois que l’on adhère à ce désir de voir une poignée de facultés françaises accéder au modèle du campus américain, est-ce que cela est réalisable ? Rien n’est moins sûr ! La future université est censée accueillir 85000 étudiant.e.s sur des sites éparpillés (quand les meilleures facs américaines en comptent 15 à 20000 sur un même campus) : on peut légitimement se poser la question des déplacements des étudiant.e.s entre les trois facs et leurs nombreux sites, ainsi que celle de la gestion administrative (multiplication des interlocuteurs, difficultés à répondre aux cas particuliers, à penser aux étudiants en situation de handicap, problèmes pour le réalisation des emplois du temps, pour la remontée des notes, etc.).

Pour arriver à l’idéal universitaire proposé, la diminution du nombre d’étudiant.e.s sera alors de mise. Après la suppression de toutes les formations supposées faire doublon (dans la COMUE Université de Lorraine : – 50% du nombre de Licences, -20% du nombre de Masters) et face aux amphis bondés liés à la réunion des filières correspondantes (les lettres et le cinéma existent à Paris 3 et Paris 7), la solution sera d’accroître la sélection. La présidence assure que la nouvelle université fusionnée restera un établissement de droit public, mais tout invite à penser qu’à terme, cette université passera au statut de « grand établissement »*, ce qui lui permettra de hausser les frais d’inscription.

En résumé, le choix politique encouragé par le gouvernement actuel et que les Présidents de Paris 3, Paris 5, Paris 7 essaient d’acter de toute urgence avant la prochaine élection présidentielle consiste à créer des établissements géants, dont les effectifs permettraient d’être plus visibles à l’échelle internationale. Le risque est de se retrouver avec des conditions d’enseignement industrielles, surtout en Licence et que les financements soient concentrés sur quelques formations et unités de recherches dites d’excellence.

* comme Science po Paris ou l’Université Paris Dauphine.

A Paris 3, fusion il y a / il n’y a pas

Le président de l’université s’était présenté sur une liste qui avait promis de ne pas s’engager sur la voie de la fusion. Mais le 16 décembre, surprise ! Une « feuille de route » conduisant à la fusion a été votée par le CA, quand bien même le Conseil Académique de P3, réunissant les deux autres Conseils Centraux – Commission de la Recherche et Commission de la Formation et de la Vie Universitaire – se sont prononcés contre à 75%*.

Pour l’instant, le discours de la présidence consiste à dire qu’il s’agit simplement d’une discussion autour de la fondation d’une nouvelle université**. Cela vise à la fois à cacher le fait qu’elle n’a pas respecté ses engagements, et à réduire les possibilités de contestation : s’il n’y a pas de fusion, pourquoi se battre contre elle ? Pourtant, des mesures sont déjà mises en place pour réaliser cette fusion, comme par exemple la restructuration des Ecoles Doctorales (qui s’occupent des étudiants en thèse) d’USPC, annoncée le 10 janvier 2017.

La grande majorité des professeur.e.s, personnels et étudiant.e.s s’oppose au projet :

  • 2000 étudiant.e.s ont voté pour des listes contre la fusion lors des élections étudiant.e.s (taux de participation historique). De nombreux étudiant.e.s ont montré vivement leur opposition : pétition, tentative de blocage du CA, rassemblement, prise de parole en AG.
  • Des consultations (élections sur un sujet) ont été organisées : dans l’UFR Arts et médias et le département LLCSE qui ont voté contre à plus de 90%.
  • L’AG du 31 janvier a réuni 250 professeur.e.s, étudiant.e.s et personnels.
  • Les personnels craignent, pour les plus précaires, de ne pas voir leurs contrats reconduits, de voir s’alourdir leurs charges de travail et d’être déplacés. A Strasbourg, la nouvelle université fusionnée a vu doubler le nombre d’arrêts maladie.

À Paris 7, le projet est aussi vivement contesté. Le 16 décembre, la présidence avait donné des points de rendez-vous différents aux membres du CA pro et anti-fusion. Le CA a été organisé dans une salle de l’université dont on avait plâtré les accès pour l’occasion, et où l’on avait retiré les poignées des portes ! Les étudiant.es et salarié.es présent.es pour un rassemblement contre la fusion, outré.e.s par ces mesures, ont occupé le CA.

Enfin, lors des conseils des 3 et 27 janvier des deux universités qui se sont tenus en Sorbonne, plusieurs camions de policiers attendaient les étudiant.e.s et salarié.e.s venu.e.s se rassembler.

* Vote d’une motion (texte soumis au CA) à deux reprises contestant le projet de fusion.

** mail du 3/01 « Cette délibération, je l’ai dit à de nombreuses reprises et répété lors du CA, n’est en aucun cas un vote pour ou contre une éventuelle fusion ».

Et maintenant ?

Cette fusion « venue d’en haut » et la contestation à laquelle elle donne lieu pourrait ouvrir un lieu de débat commun sur l’université : quand on vient à la fac, qu’y cherche-t-on ? Qu’est-ce qu’on y trouve et qu’attend-t-on d’elle ? Quelle conception se fait-on des études ? Qu’est-ce qui pourrait être amélioré ? Quels liens entretenir avec la société ? Elles invitent à débattre et à nous approprier des perspectives d’avenir.

Le président semble préconiser la voie de la réflexion dans ses mails, et ne « doute pas » qu’ « un projet alternatif » à la fusion pourra s’élaborer dans les 18 prochains mois.

On ne doute pas non plus qu’il y aura des projets alternatifs (il y en a déjà !). le problème est de savoir s’ils bénéficieront des mêmes moyens pour voir le jour et surtout s’ils seront vraiment pris au sérieux par l’équipe en place.

Il est plus que probable que le président y reste sourd car, on l’a vu, le projet qu’il présente va dans le sens des réformes qui touchent l’université depuis dix ans, dans le sens aussi des politiques de restructuration et de « managérisation » qui touchent l’ensemble des services publics.

Pour ne pas risquer sa place et pour montrer des signes de fidélité au gouvernement en place, il est certain qu’il est plus confortable d’aller dans ce sens-là.

Mais nombreux.ses sont celles et ceux qui n’ont pas peur d’aller à contre-courant, car, alors que jusqu’ici, on a délibérément privé les personnels et les étudiants de toute information et de tout débat sur l’avenir de nos établissements, il est temps pour eux de retrouver leur place dans l’université qu’ils veulent construire, et non dans celle préfabriquée par des logiques néo-libérales encouragées par les derniers gouvernements et des opportunismes locaux.

=> Un Collectif d’étudiant.e.s contre la Fusion a été créé pour se mobiliser et/ou se tenir informé : fb  (vous y trouverez les comptes-rendus des dernières AG et rassemblements).

=> Des journées de mobilisation sont prévues les 20, 21, 22 février, avec un grand rassemblement interfac contre la fusion le matin du 22.

Autres pages Facebook :

Non à la fusion Paris 3 – Paris 5 – Paris 7

Chatons contre la fusion

Le Larmoire, nouveau média étudiant

Par Clément Lasselin, le 22/09/15
LE LARMOIRE
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nouveau média étudiant
Qui sommes-nous ?
Des étudiants. Dans la vingtaine. De Sorbonne et d’ailleurs. Qui aimons lire être lus. 
Des étudiants en histoire, lettres, sciences politiques, médias (sans attache à un UFR, vous l’aurez compris) s’étant aperçus que ces dernières années ont été marquées par une dépolitisation croissante de la jeunesse. Ne croyant plus en ses représentants, en un pouvoir – qu’importe sa couleur – trop éloigné d’elle et de ses idéaux, de ses attentes et de son mode de vie, elle a abandonné les champs de la critique et de l’engagement. 
Eduquée par un système qui ne lui apporte guère les fondamentaux en sciences politiques et sciences sociales, cette jeunesse garde pour elle ses rêves et se flétrit. Elle se mobilise puis oublie. Crie et s’aveugle.
En cela, et dans une bien modeste mesure, Le Larmoire nous est apparu comme un moyen parmi d’autres de motiver des jeunes, voire n’importe qui, de tenter d’apporter un certain savoir critique en le mêlant aux mille joies de la fiction. 
Dans cette volonté, il y a un idéal d’engagement. Peut-être trop peu mature, trop peu sérieux, trop « intello’ du Quartier Latin ». Mais il y a au moins une passion.
Entrez dans Le Larmoire !

Jeune association dont l’idée, la constitution et la création se sont faites durant les vacances, Le Larmoire ouvre grandes ses portes à tous les étudiants de Paris intéressés par la littérature. Cherchant à mêler actualité et fiction, textes et sons, Le Larmoire se veut aussi (surtout ?) un entrepôt à écrits pour tous ceux qui se prêtent de près ou de loin, au plaisir d’écrire.

Son nom fait référence et à cette pièce de mobilier rustique, mystérieuse boîte de bois, remplie ou à remplir, qu’on ouvre avec curiosité et inquiétude mêlées impatient de découvrir ce qu’elle ose contenir; et aux Moires de la mythologie grecque, tisseuses du destin du monde. Le Larmoire est en effet un combiné entre la découverte de ces informations qui nous appartiennent à tous, avec un parti pris personnel osé et assumé; et un embellissement des styles d’écriture propres à chacun, comme un toucher différent selon chaque charpente.

Les portes sont ici : http://www.facebook.com/revue.LeLarmoirehttps://lelarmoire.wordpress.com/

L’expérience de Jeanne

Jeanne Seignol, le 06/01/15

Service civique : une jeunesse engagée

17 ans, le bac en poche, des idées plein la tête. A cet âge là, on est souvent trop jeune et peu préparé au monde du travail pour décider quel métier on souhaite faire jusqu’à la fin de sa vie. Intéressée par le métier de journaliste mais assez peu informée, j’ai foncé en prépa. Ce qui revenait beaucoup lors de ces quelques mois en prépa, c’était le fait de vouloir donner de mon temps, aider les autres et me laisser le temps de réfléchir. Résultat : j’ai tout lâché et j’ai postulé pour un service civique.

service civique

Mais si vous savez : cette chose dont on vous parle brièvement pendant votre journée d’appel. Bon, une petite mise au point s’impose. Le service civique est un dispositif proposé aux jeunes de 18 à 25 ans pour les encourager à donner de leur temps à une association ou une collectivité locale pendant quelques mois. En plein milieu de nos études, on n’a pas toujours le temps de signer un contrat de 35h par semaine mais le service civique n’en attends pas tant de vous : il propose aussi des contrats de 24h par semaine. C’est pas beau ça ?

J’ai donc signé un contrat chez Canal 93 pour une durée de 6 mois. Canal 93 est un service public qui tient à ce que les jeunes puissent avoir accès à la musique facilement, peut importe d’où ils viennent. Pendant 6 mois, j’ai pu contribuer à plusieurs projets, écrire des articles et créer un blog. Ces quelques mois furent très instructifs et plein de nouvelles expériences. Chaque jour, une activité commençait, j’arrivais sans jamais savoir à quoi m’attendre. Découvrir le monde du travail, c’est un moment assez particulier et bien différent du système universitaire. Il faut s’intégrer à l’équipe – ce qui est compliqué quand chaque personne a le double de votre âge – répondre aux attentes et puis vous débrouiller un peu tout seul. J’ai du apprendre sur le tas. Avant mon service civique, je n’avais jamais fait de programmation et je devais maintenant créer un blog de toute pièce. A ce moment là, seule face à mon ordinateur, je peux vous le garantir, Google est devenu mon ami.

Bon, pour tout vous dire, faire un service civique c’est sympa mais on se sent souvent seule. Le problème c’est que son statut n’est pas vraiment défini alors on nous demande souvent : «  tu fais quoi ? Un service civique ? Mais c’est quoi ça ? ». Alors pour rencontrer quelques personnes comme moi, j’ai posé ma candidature à l’Institut du Service Civique. L’Institut du Service Civique est constitué d’une équipe d’une dizaine de personnes qui, grâce à de nombreux partenaires, fait tout son possible pour concrétiser les projets de jeunes engagés. Aide à l’emploi, séminaires, financements : tout est mis en place. Lors de mon premier séminaire cet été, je me suis retrouvé avec 250 autres jeunes pleins de projets et d’ambition. Je pense que c’est à ce moment que j’ai véritablement compris l’intérêt du service civique. J’ai rencontré des personnes formidables qui font partie d’une jeunesse engagée.

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Conférence avec Najat Vaullaud-Belkacem lors du séminaire d’intégration

Une fois le séminaire terminé, il faut bien redescendre de son bout de paradis et reprendre les études… Moment difficile. C’est très étrange après avoir vécu autant de choses intenses. Pourtant, c’est chose nécessaire sans laquelle je ne pourrais concrétiser mes projets. Cette expérience m’aura au moins appris une chose : la vie n’est pas une ligne toute tracée, il faut parfois se laisser porter pour arriver à bon port. Finalement, il faut savoir se tromper pour rebondir.

L’autre choix, le livre d’un étudiant de Paris 3 !

Par Clément Colonneau,

Étudiant en licence à Paris 3, Clément nous présente le livre qu’il a écrit
que vous pouvez vous procurez en ligne.

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L’autre choix, l’histoire d’une mort…

Dans la société actuelle, qu’est-ce qu’hommes et femmes ont en tête ? Gagner beaucoup d’argent, avoir une grande maison et un(e) bel(le) amant(e). Cette obsession leur en a fait oublier ce dont ils avaient de  plus précieux et de plus important. La chose sans laquelle ils n’auraient jamais vu le jour. Lewis Boissier, héros du roman «L’autre choix» a décidé d’en faire autrement, de prendre sa vie en main. L’incroyable quête dans laquelle va se lancer ce jeune étudiant passionné d’architecture l’emmènera aux quatre coins du monde. A la recherche du remède à son mal qui lui permettra d’atteindre ce qu’aucun être humain n’a encore atteint depuis la nuit des temps, il fera des rencontres qui changeront le cours des choses et une découverte qui bouleversera son existence. L’autre choix est un roman alliant suspense et sentiments et qui reste dans les limites du réaliste. Écrit par la plume d’un étudiant passionné par les comportements humains, ce roman plaira aux amateurs(rices) d’aventure et aux passioné(e)s de romantisme.

Livre disponible sur internet, au prix de 7.94e et en PDF à 3.69e

(http://www.thebookedition.com/l-autre-choix-colonneau-clement-p-107562.html)

Référence : 107562

Journée de sensibilisation aux handicaps

 

Journée de sensibilisation aux handicaps

 

L’université de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3 organisera une journée de sensibilisation aux handicaps le jeudi 27 mars 2014, de 10h à 16h. Elle se déroulera dans le hall central et dans le hall des amphithéâtres du centre universitaire Censier (13 rue Santeuil, 75005). La communauté universitaire sera invitée à s’initier au braille et à la Langue des Signes française. Des enregistrements permettront de prendre conscience de ce qui est perçu par des personnes sourdes. Deux parcours seront également proposés, en fauteuil roulant manuel et avec une canne, yeux bandés, visant à manifester les difficultés de déplacement rencontrées par les personnes à mobilité réduite d’une part et par les personnes non-voyantes et malvoyantes d’autre part. Cette manifestation sera l’occasion d’insister sur le fait que de nombreux handicaps ne sont pas visibles mais bien réels, d’échanger des informations sur l’existence du service dédié de la Mission Handicap, et de favoriser la dimension inclusive de la Sorbonne Nouvelle.

Impression

=> Si vous êtes handicapé vous-même, n’hésitez pas à faire parvenir le témoignage de votre expérience d’étude à Paris 3 à l’adresse du journal : journalparis3@gmail.com ; nous le publierons dans le cadre de cette journée de sensibilisation. 

En attendant le visa

Article présent dans le Nouvelles Vagues n°5, restitué ici dans son intégralité.

 

EN ATTENDANT LE VISA

De leur fac d’origine à leur université de destination, en passant par les services de l’immigration, les étudiants étrangers hors Union européenne sont confrontés à une bureaucratie insatiablement paperassière. Pour venir étudier en France, il faut être obstiné… et patient.

Photo 3 - Crédit- Clair Rivière

Elle le dit avec le sourire du soulagement et l’accent sud-américain qui va avec : « Ça y est, je suis une étudiante légale ici ! ». Leydi, 23 ans, placide Colombienne, sort d’un énième bâtiment administratif. Dans son passeport trône désormais un bout de papier précieux : un titre de séjour, valable un an, qui lui permet de vivre et d’étudier en France. Nous sommes le mercredi 27 novembre 2013, et cela fait plus de dix mois que Leydi a entamé ses démarches pour s’inscrire en licence de Communication à la Sorbonne nouvelle. Un fastidieux chemin, peuplé de dizaines de courriels, coups de téléphone et autres photocopies…

A la demande de Nouvelles Vagues, Leydi étale sur une table de la cafétéria tous les documents justificatifs qu’elle a dû réunir pour arriver au bout du processus : ça déborde. Il y a là une bonne centaine de pièces administratives. Les bulletins de notes antédiluviens, les diplômes, les traductions (payantes), les légalisations, l’acte de naissance, l’attestation d’hébergement (car avant même d’arriver en France, il faut y avoir un logement), le relevé de compte bancaire (car il faut prouver qu’on a suffisamment d’économies pour vivre un an à Paris – ce qui n’a rien d’évident quand on vient d’un pays où le Smic est cinq fois moindre qu’ici*)… On suspendra l’énumération ici : la liste complète est longue comme un jour sans pain. « Il faut des documents pour prouver tout ce que tu dis », explique Leydi.

Combien d’heures de sa vie a-t-elle ainsi passé à nourrir l’ogre bureaucratique ? Elle n’a pas compté mais elle sait que c’est « beaucoup ». Il y a eu la recherche des documents, le contrôle médical, les rendez-vous colombiens à Campus France (un organisme présent dans de nombreux pays, qui joue le rôle de filtre et d’intermédiaire entre les futurs étudiants étrangers et l’Enseignement supérieur français) et les rendez-vous parisiens à l’Offi (Office français de l’immigration et de l’intégration), sans compter les kilomètres et le temps passé au téléphone « où ils ne répondaient pas ». « J’ai beaucoup attendu, nous confie Leydi. Dans les salles d’attente, par téléphone, par mail… C’est le mot : attendre. »

Et encore, Leydi a eu de la chance. En ayant eu la mauvaise idée de se loger à Pantin, en Seine-Saint-Denis, Ernesto** a eu la triste occasion d’expérimenter les célèbres files d’attente de la préfecture de Bobigny. « La première journée, j’y suis allé juste pour prendre rendez-vous : je suis resté de 7 heures du matin à 7 heures du soir », raconte-il, en exagérant à peine. « On te donne le ticket [d’attente] : tu as le 1123 et on en est au 83 », se souvient cet étudiant en littérature, colombien également. Un mois après, Ernesto était de retour à la préfecture pour son rendez-vous. La même galère : « On te dit que ton dossier sera reçu entre 13 et 14 heures, mais ça n’est pas vrai ! »

Ce qui est vrai, par contre, c’est que quand l’étudiant étranger souhaite rester en France plus d’un an, il doit renouveler son titre de séjour à la fin de l’année. Et donc retourner à la préfecture – ce qui n’a rien d’une partie de plaisir. Si certains fonctionnaires sont aimables et dévoués, d’autres sont aussi sympathiques qu’une porte de prison. Ezgi, 21 ans, étudiante turque à la Sorbonne nouvelle, en a fait récemment les frais. Au guichet, son interlocutrice ne lui a dit ni bonjour, ni au revoir. Elle lui a parlé « d’un ton froid, de manière impolie. (…) Et puis, elle répétait toujours :  ‘C’est pas bon, c’est pas bon.‘’  » L’agente a même refusé de lui prêter un stylo dont elle ne se servait pas, alors qu’Ezgi en avait expressément besoin.

Mais cette petite humiliation n’est rien. La préfecture peut faire bien pire, en refusant de renouveler le titre de séjour si elle estime que l’étudiant n’a pas été assez sérieux à la fac. Sur le site Service-Public.fr, l’administration prévient : « Le caractère réel et sérieux de vos études est notamment vérifié au moyen de votre assiduité aux travaux dirigés (…) ; de vos résultats aux examens ; des diplômes que vous obtenez ; des explications que vous fournissez si vous changez de cursus. » A l’Unef Paris III, on se rappelle l’histoire d’un étudiant étranger tombé longuement malade l’année passée. Le jeune homme a réussi à valider son année malgré tout, mais n’a pu rendre qu’un mémoire de master 1 médiocre. A la préfecture, il a eu le plus grand mal à faire accepter l’idée de le laisser redoubler son master 1 pour écrire un mémoire correct, plutôt que de passer en master 2 dès cette année.

Guilherme, lui, n’en est pas encore là : il vient d’arriver du Brésil, pour entamer une licence de cinéma. Les démarches pour venir en France ? « C’est presque une bataille, la guerre de la France », sourit le jeune homme, issu d’une « famille pauvre », pour qui réunir les quelques milliers d’euros nécessaires à l’obtention de son Visa a été « un grand problème ». Une fois vaincu les barrages administratifs, il ne reste plus que « la question de la saudade » – le mal du pays. A des milliers de kilomètres de Paris, d’autres attendent encore ou ont vu leur dossier recalé : ils ne connaîtront jamais la douceur des strapontins des amphis de Censier.

Clair Rivière

* D’après le site Service-Public.fr, l’étudiant étranger doit prouver qu’il dispose d’un minimum de 615 euros de ressources par mois.
** Prénom modifié.

Pratique : A la Sorbonne nouvelle, deux organisations aident les étudiants étrangers à boucler leurs demandes de titres de séjour : l’Unef (Union nationale des étudiants de France, permanence chaque lundi de 12 à 14 h en salle 333) et Rusf (Réseau universités sans frontière, permanence le 1er et 3e jeudi du mois de 13 à 14 h en salle 416 A).

Une nouvelle cafétéria pour Paris 3 !

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par Martin Mavilla

Après avoir donné naissance à un nouveau bâtiment l’année dernière, voilà que la Sorbonne Nouvelle offre des soins chirurgicaux à sa cafétéria…  Mais ce changement est-il du goût de tout le monde ? C’est ce à quoi j’ai tenté de répondre en consultant plusieurs des élèves de Paris 3.

« En même temps, ce n’était pas compliqué de faire mieux ! » déclare, dans un cri du cœur, Marie-France, étudiante en Lettres Modernes à Paris 3.

Pour les élèves en première année ou bien pour ceux souffrant d’une intense amnésie, rappelons que les couleurs étaient autrefois composées d’un jaune et gris déteints et que la fumée des fourneaux se répandait au plafond et, parfois, jusqu’au bout de la salle.

Bref, il était temps que ça change !

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Désormais, les couleurs sont plus vives et chaleureuses. Les damiers blancs et rougeâtres de la caisse ne sont pas sans évoquer les principales couleurs du Père Noël. Ce vieil homme barbu et rebondi (dont l’existence reste à vérifier) serait-il passé avant l’heure à Paris 3 ?

Tout porte à la croire : de confortables et gracieuses chaises de paille ornent désormais la cafétéria, preuve que les chaises de poupées de l’année dernière ont enfin trouvé leur utilité dans le recyclage ; un piano à queue Pleyel est disposé depuis le mois d’avril, le précédent étant désaccordé et orphelin de quelques notes.

Les prix de sandwichs et de gâteaux sont tout à fait abordables et ne ruineront pas les étudiants, comparé à certains cafés environnant la fac. Mais le principal trésor de cette cafétéria réside dans ses cappuccinos. « C’est LA boisson de la fac », confirme Nicolas, étudiant en Monde Anglophone.

Son goût noisette est si riche que tout accompagnement s’avèrera inutile. Un seul gobelet de ce cappuccino peut remplacer un petit déjeuner à lui tout seul. Willy Wonka hanterait il les lieux ?

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Enfin pas de miracles,  les pressés se brûleront toujours la langue si ils n’ont pas attendu les 10 minutes réglementaires, et il sera toujours peu aisé de transporter, sans se tâcher, du rez-de-chaussée au troisième, son gobelet bouillant. Malgré ces qualités, des points restent à améliorer.

Un nombre supplémentaire de caisses serait le bienvenu. Mathieu, étudiant en Cinéma, déclare: « L’autre jour, j’ai du attendre vingt minutes pour un cappuccino alors qu’il n’y avait que cinq personnes devant moi ! ». De plus, les étudiants consultés ont déclaré, à l’unanimité, qu’un supplément de tables  ainsi que des chaises dans les couloirs s’imposent.

L’idée d’avoir mis des ampoules à chaque table ne plait pas à tout le monde. Selon Aymeric, étudiant en Lettres Modernes : « L’éclairage est dégueulasse, on ne voit pas ce qu’on mange ; il faudrait des néons au plafond au lieu d’ampoules aux murs ».

D’autre part, des idées de menus éviteraient aux Sorbonnards d’acheter chaque produit séparément. Produits qu’il ne peuvent d’ailleurs pas réchauffer eux-mêmes car le micro-ondes, autrefois mis à disposition des élèves, a disparu ! Les pains viennois se sont aussi volatilisés, ce qui a bouleversé Joël, étudiante en Monde Anglophone : « Les pains viennois étaient parfaits pour mes problèmes de gencives car ils étaient doux et moelleux ». Pour l’instant, Joël n’a pas encore trouvé de pâtisserie de remplacement… Et, comble de l’inconfort, la porte ne s’ouvre pas de l’extérieur et les étudiants doivent attendre comme de pauvres malheureux (parfois sous la pluie) avant qu’un innocent déjeuneur vienne leur ouvrir de l’intérieur…

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Il est donc souvent tumultueux et incertain de se rendre à la cafétéria de Paris 3, mais nous ne sommes pas les plus à plaindre. Nous avons déjà une cafétéria, ce qui n’est pas le cas de toutes les facs. Comme l’a dit Julien, étudiant en Lettres Modernes : « Paris IV n’en a pas du tout alors qu’elle regroupe un nombre assez important d’élèves ». On veut bien le croire : le plus grand centre universitaire de France, 25 000 étudiants, 17 unités de Formation et même pas de cafétéria !

Ce point de rassasiement est donc avantageux sur bien des points : les cappuccinos sont à tomber, au même titre que les innombrables Sorbonnardes déambulant de toutes parts, le piano à queue permet de convier une partie de la clientèle au fameux jeu du blind-test, et l’ambiance est toujours paisible et conviviale (généralement jusqu’à la période de partiels).