L’AMOUR FLOU : L’AMOUR QUI SE TRANSFORME

Sara Andrade with amour  | Qu’est-ce-que c’est l’amour ? Des fleurs ? Des câlins ? Des bagues ? Une maison ? Des enfants ? Des livres ? Des cigarettes ? Des chiens ? Ou des simples démonstrations ? De la bienveillance ? 

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NOUS, LES COYOTES : UNE EXPÉRIENCE POUR TOUS.TES

Sara Andrade | Si vous voulez un film qui vous parle Nous, les coyotes  a beaucoup choses à vous dire. Déjà il faut savoir que leur habitat a été conquis par les êtres humains dans une zone de la  Californie et qu’ils n’ont aucun souci à y habiter avec leurs envahisseurs. Ces êtres vivants mangent-ils, parfois, les animaux de compagnie des habitants et tout de suite leurs défenseurs, les colonisateurs, commencent-ils à penser qu’il serait mieux que les coyotes disparaissent. 

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Et si l’humour était d’intérêt public ?

Krollan | Commençons par l’humour vulgaire. Si on demande à notre entourage, la plupart nous répondra sûrement que c’est gras, beauf, inintéressant. Pourtant, les blagues salaces fusent en repas de famille ou dans les cours de lycées. Les sujets triviaux font plus échos que l’on peut l’imaginer. 

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« Ici je ne suis rien », l’envie d’ailleurs des Syriens au Liban.

Sara Machtou | À la sortie de la messe du soir dans la région libanaise de Jounieh, un homme vêtu d’un large polo gris, aux épaules affaissées et le regard au loin, se tient sur le parvis de la Cathédrale Saint Georges Des Maronites, située dans la ville côtière de Kaslik. « Ici je ne suis rien » me confie t-il.

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CONFÉRENCE / TABLE RONDE : LES FILMS EN COSTUME : LE RÔLE DU HMC

Loan Peuch | Le 13 mars de 14h à 16h en amphi D03, se tenait un événement regroupant quelques dizaines de personnes et cinq intervenants dont Michel Demonteix, Edwige Morel D’Arleux et Josée de Luca, tous trois professionnels du cinéma. Après une courte présentation du livre de Josée (Souvenirs poudrés, Broché, 2018) la conférence commence, sous forme de questions/réponses, animée par Aure Lebreton et une autre camarade. Quatorze questions seront ainsi posées, menant toutes à des réponses aussi limpides que passionnantes.

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Radio Elvis : l’énergie électrique du rock mélancolique

Radio Elvis : l’énergie électrique du rock mélancolique  

J’ai découvert Radio Elvis le 20 avril dernier au Printemps de Bourges, plus précisément à l’Auditorium, la salle emblématique du Conservatoire de cette ville. Ce soir-là, envoutée par la mélodie qui s’entendait hors du bâtiment, je me suis dirigée vers l’intérieur. Une fois dans la salle, j’ai vu sur la scène un groupe qui dégageait une telle énergie que le public n’arrêtait pas de danser et chanter ses chansons. Après ce constat, je me suis également laissée submerger par l’univers dansant, poétique et mélancolique de Radio Elvis.

Je dois avouer que ma découverte a été tardive, car Radio Elvis est loin d’être un groupe néophyte. L’aventure musicale de Pierre Guénard (chant et guitare), Manu Ralambo (guitare électrique et basse) et Colin Russeil (batterie et claviers) a débuté en 2013, au moment où ils se sont retrouvés à Paris pour réaliser leur rêve, celui de former un groupe de Rock. En 2015 ils remportent plusieurs récompenses musicales, notamment celle du jury des INOUIS au festival du Printemps de Bourges. Les succès continuent avec leur premier album Les conquêtes, sorti en 2016, lequel a remporté une Victoire de la Musique dans la catégorie album révélation. Aujourd’hui, ils reviennent avec un deuxième album Ces garçons-là, opus qui compte 11 titres qui s’affichent comme les statuts (un manifeste d’identité) du groupe. Cet album plus personnel, et direct et sans filtre, que le précédent est aussi un parfait exemple de comment les mélodies rock peuvent s’accorder parfaitement avec des textes en français, une alchimie qu’on pensait réservée à la langue d’outre-Manche.

Vidéo Radio Elvis : Les Moissons

Interview exclusive de Radio Elvis

Nouvelles Vagues a interviewé en exclusivité deux membres du groupe : Manu Ralambo et Pierre Guénard. Actuellement en tournée, ils ont fait l’effort de nous consacrer du temps dans leur agenda surchargé pour répondre de façon individuelle à nos questions.

Nouvelles Vagues : Quand avez-vous découvert votre vocation pour la musique ? Et comment vous êtes-vous retrouvés dans cette aventure avec Radio Elvis ?

Manu Ralambo : J’ai commencé quand j’étais tout petit, j’ai appris la musique classique par le violon. Après, à l’adolescence, j’ai découvert le rock et la guitare ! J’ai appris à jouer en autodidacte, je me rappelle que je jouais dans ma chambre en écoutant Janis Joplin, Jean-Jacques Goldman … des styles musicaux très variés. Concernant mon aventure avec Radio Elvis, avant d’intégrer le groupe je connaissais déjà Colin, le batteur. C’est lui qui m’a recommandé auprès de Pierre qui à ce moment-là cherchait un bassiste dans son groupe.

Nouvelles Vagues : Vous avez composé la musique pour Ces garçons-là. Comment arrivez-vous à vous mettre d’accord au moment de créer de nouveaux thèmes ?

Manu Ralambo : On compose tous les trois, chacun a ses idées, les travaille de son côté puis on les ramène pour les retravailler ensemble. Il faut qu’on soit tous contents du résultat ; c’est ce qui fait notre originalité, on apporte tous au moment de la création, pour la musique on est tous des co-compositeurs. Pour les textes, c’est exclusivement Pierre qui s’en occupe, car ni Colin ni moi ne savons écrire (des chansons) et en plus Pierre s’en sort très bien !

Vidéo Radio Elvis : Ces garçons-là

Nouvelles Vagues : Quelle est la meilleure manière de trouver l’inspiration pour écrire une chanson : partir d’une expérience personnelle ou avoir un message à transmettre ?  

Pierre Guénard : Il n’y a pas vraiment de règle. Il s’agit surtout d’observer et de vivre pleinement. L’inspiration est dans l’air du temps. Je ne fais que mettre des mots dessus. J’interprète ce que je ressens, ce que je vis et je l’écris. Bien souvent, les mots viennent avant la pensée. C’est l’inconscient qui parle. Alors je ne découvre le sens de la chanson qu’à la fin de l’écriture et parfois même bien après la sortie du disque. 

Nouvelles Vagues : Est-ce que la mélancolie peut être aussi une émotion positive ? 

Pierre Guénard : Je ne sais pas si on peut parler de positif ou de négatif pour la mélancolie. Cela prend possession de vous et c’est comme ça. Pour moi, c’est un état qui me met hors du temps et hors du monde. J’ai la sensation de mieux voir les choses, d’y voir beaucoup plus clair lorsque je suis mélancolique. Les mots, dans ces moments-là, filent tout seuls.

Vidéo Radio Elvis : Aucun Express

Nouvelles Vagues : Dans votre concert au Printemps de Bourges, le public était extasié par la musique, il s’est installé une vraie dynamique entre vous et la salle. Etes-vous habitués à ce type de participation de la part du public ?

Manu Ralambo : Malgré le coté intime et profond des textes on arrive très bien  à se connecter avec le public. On essaie de le faire participer, être à ses côtés, le regarder de près, ce sont des moments magiques, ce type de connexion très particulier n’arrive nulle part ailleurs dans la vie. Quand les gens participent, dansent et partagent leur énergie avec nous c’est très émouvant et gratifiant, on se dit qu’on n’est pas venu pour rien !

Nouvelles Vagues : Pensez-vous que la façon d’apprécier la musique et la performance des artistes sur scène a évolué avec les nouvelles technologies ? Existe-t-il un profil défini du public de Radio Elvis ?

Manu Ralambo : Pour ma part, je n’ai pas l’habitude d’écouter des chansons  sinon des albums, c’est parce que je suis un vieux con qui continue à écouter des CD en entier ! (rires) Même avec la technologie du streaming, comme Spotify, je garde cette habitude, par contre ce qui a changé pour moi, c’est que j’écoute beaucoup plus de disques, je suis très content d’avoir cette possibilité ! Je transmets (avec ma musique) cela à notre public, ils sont généralement plus jeunes et ont la culture de zapper de morceau en morceau sur les plateformes. Actuellement l’offre musicale est énorme, c’est vrai que sur le plan culturel c’est très enrichissant, mais c’est difficile aussi car comme les jeunes zappent beaucoup, notre musique peut être facilement noyée. Par rapport à notre public, j’ai remarqué que ça se resserre surtout autour des gens qui écoutent des musiques variées, un peu comme nous, assez mélomanes et un peu pointus. On peut dire alors que notre public se compose de gens très attentifs aux textes et de l’ensemble, ils ne sont pas simplement focalisés sur un titre, un single, un tube.

Nouvelles Vagues : Vous avez joué récemment sur une des grandes scènes du Festival du Printemps des Bourges. Qu’est-ce que cela vous a fait de revenir en tant qu’artistes invités au festival où vous avez été récompensés en 2015 ? Depuis ces 4 dernières années qu’est-ce que ça a changé pour vous?

Manu Ralambo : Depuis ce temps on a fait énormément de concerts ! Je me rappelle que ce prix nous a donné plus de confiance en nous, cela a été une reconnaissance très appréciable. On sait qu’on a évolué en tant que groupe, il y a des choses que nous avons améliorées, d’autres qui restent encore à mettre au point, ce sont des étapes que nous avons franchies.

Nouvelles Vagues : Avez-vous déjà joué à l’étranger ? Comment ça se passe sur la scène internationale ?

Manu Ralambo : Nous avons déjà joué plusieurs fois à Montréal, Toronto, Ottawa, on y retourne début juillet pour une série de quatre concerts. Pourquoi on y va ? Parce que nous aimons bien la scène québécoise ! Je trouve qu’ils apprécient les textes et aussi ils ont ce côté libre et fun des Anglo–saxons, ils l’ont encore plus présent que les Américains ou les Anglais. Ils vont aux concerts pour faire la fête, pas pour rester assis à écouter la musique, cette dynamique favorise l’interaction. Quand ils ont envie de danser ils dansent, il n’y a pas besoin de les pousser !   

Vidéo Radio Elvis : Fini, fini, fini

Nouvelles Vagues : Vous êtes en tournée jusqu’à la fin de l’année. Quelles sont les prochaines dates à venir ?  

Le 15 juin on se produit au festival de Saint Etienne, le 30 juin on joue au Val de Rock Festival et après on se produit à Paris le 3 juillet pour le Festival FNAC live. Il y a dans notre tournée des grandes scènes et des petites, pour tous les goûts ! On aime les deux, pour le contact avec le public, les petites salles où on peut presque toucher le public sont géniales, mais on aime bien aussi les grands publics, quand tout le monde se met à chanter ou applaudir, c’est une énergie folle, c’est assez impressionnant, on adore !

Nouvelles Vagues : Pour finir, si vous deviez recommander 3 de vos chansons pour initier quelqu’un qui ne vous a pas encore écouté, quels seraient les titres que vous choisiriez ?  

Manu Ralambo : Pour commencer ce serait Prière perdue, c’est un morceau qu’on a enregistré en studio en live d’une seule prise, pour rendre de l’énergie rock sur le disque. On considère que c’est la chanson la plus rock, mais paradoxalement elle n’a pas de guitare.

Vidéo Radio Elvis : Prière perdue

Bouquet d’immortelles, c’est un des morceaux les plus intimes au niveau des textes et de la façon que nous l’avons jouée, c’est aussi un morceau qu’on a enregistré d’un seul trait, sans montage et avec un éclairage à la bougie.

Vidéo Radio Elvis : Bouquet d’immortelles

Pour finir 23 minutes, c’est le morceau qu’on adore, hyper énergique, il y a la guitare, il y a des rifs et les refrains, bref, il a tout !

Vidéo Radio Elvis : 23 minutes

 

Pour plus d’informations :

Site Officielle Radio Elvis : https://www.radioelvis.fr/

Site FNAC Live: https://www.fnac.com/fnaclive

Delia Arrunategui

@arrunategui22

La Coupe du Monde de football féminin 2019 : quand le talent pulvérise les stéréotypes

Crédits France Info. Supporteurs de l’équipe de France de football féminin

Dimanche 7 juillet. Je suis en route vers Lyon pour couvrir la finale de la Coupe du monde de football féminin. Ce soir l’équipe des Etats-Unis affronte celle des Pays-Bas.

Si on part depuis Paris, c’est un voyage de 2 heures, je me rassure en pensant qu’en un clin d’œil j’arriverai à ma destination. En revanche, je sais que pour la plupart des footballeuses, le chemin pour arriver à ce Mondial a été beaucoup plus long et éprouvant. Il faut savoir que les 24 sélections participantes ont dû d’abord passer l’étape des qualifications, et dans la plupart des pays les joueuses doivent se battre tout au long de leur carrière avec le manque de soutien et d’investissements de la part des dirigeants des équipes de football. Les footballeuses, pour arriver à jouer professionnellement sont confrontées à un vrai parcours du combattant !

La tyrannie de la géographie

Pour les jeunes filles qui souhaitent devenir footballeuses, le pays où elles résident devient un facteur clé pour développer leur talent. C’est un constat. Dans les pays où le football est perçu comme un sport « masculin » les footballeuses sont beaucoup moins soutenues. Par exemple, en Amérique latine le football est le sport le plus populaire et pratiqué de la région. Il arrive à déclencher chez les supporteurs une ferveur presque religieuse, et les joueurs selon leurs performances, sont élevés au rang de super héros. Mais cette passion (fascination) pour le football, parait être réservée exclusivement aux équipes masculines peut-être est-ce dû au fait que dans l’imaginaire social, pour jouer ce sport il faut faire preuve d’endurance et de force, et qui dit force dit puissance, toutes des qualités historiquement réservées au sexe masculin.

France 2019 : le Mondial qui marque un avant et un après

A la surprise générale, cette huitième édition de la Coupe du monde féminine a vu des records d’audience et d’affluence dans les stades. La Fédération internationale de football (FIFA), organisatrice de l’événement, a annoncé plus d’un milliard de téléspectateurs (plateformes numériques comprises), contre 850 millions pour le dernier Mondial, en 2015 célébré au Canada. 

En France dans les neuf villes hôtes la moyenne de remplissage des stades a été de 74 %. Bien sûr, tous les matchs de l’équipe de France ont été joués à guichets fermés !

Photo : Crédits Delia Arrunategui. Stade Groupama Lyon, 7 juillet 2019

De quoi on parle quand on parle de football ?

Quand on parle de football on ne parle pas seulement du jeu, on parle aussi du Foot business, c’est-à-dire de l’économie liée au football, cette machine financière qui se met en place pour spéculer et favoriser les transferts de joueurs d’une équipe à l’autre et qui gère les droits de retransmission ou sponsoring.

Les fans aiment aussi parler (et fantasmer) sur les salaires des grandes stars du football, par exemple en 2018 le Brésilien Naymar a fait couler beaucoup d’encre grâce à son transfert du Fultbol Club Barcelone (Barça pour les initiés) au Paris Saint-Germain. Cette transaction a couté au PSG 222 millions d’euros. Naymar est placé dans la liste des joueurs les mieux payés au monde, il perçoit un salaire annuel de 36,8 millions d’euros.

Mais il ne faut pas oublier que le football a aussi une dimension sociale et politique très importante, car par sa popularité et son caractère transnational, il rassemble les supporteurs dans une grande communauté, laquelle est capable de prendre position sur des sujets d’actualité et diriger ses demandes ou ses plaintes en tant que groupe social.

La star brésilienne de cette Coupe du monde

Le grand talent des footballeuses et les revendications sociales et politiques de certaines d’entre elles ont attiré l’attention mondiale, ayant permis à cette Coupe du Monde d’être beaucoup mieux couverte par les médias. Grâce à cet emballement médiatique le grand public a eu l’occasion de découvrir les noms des grandes stars du football féminin, comme c’est le cas de la légendaire Marta Vieira da Silva, cette inépuisable footballeuse brésilienne qui a été sacrée six fois meilleure footballeuse de l’année par la FIFA. Grâce à elle j’ai découvert qu’au Brésil le football féminin a été interdit de 1949 à 1979,  cette loi cherchait à interdire aux femmes la pratique de sports dits masculins, dont le football.

Mais la volonté est plus forte que les contraintes, et la dévotion que Marta porte au football est devenue une source d’inspiration pour l’équipe brésilienne et aussi pour tous ceux qui se battent à contre-courant pour atteindre un objectif :

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Vidéo crédits TF1. Déclarations de la joueuse Marta Vieira da Silva, équipe du Brésil, après le match contre la France

L’équipe de France

Les Bleues ont été éliminées en quarts de finale par les Etats-Unis, mais grâce à leur remarquable performance et grand charisme, les footballeuses continuent à jouir d’une popularité grandissante. La capitaine, Amandine Henry, a eu récemment un privilège rare, celui de participer au défilé du 14 juillet avec la Patrouille de France. Le milieu de terrain de l’équipe féminine de l’Olympique Lyonnais a embarqué en tant que passagère un avion militaire, l’Alpha Jet, et a survolé la capitale, notamment les Champs-Élysées.

Pour ce qui concerne les nouvelles sur l’équipe, elles feront leur retour sur les terrains le 31 août, à l’occasion d’un match amical contre l’Espagne qui se jouera au stade Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand.

 
Photo crédits Twitter Capitaine de l’équipe de France Amandine Henry

La grande finale

Grâce à mon TGV et à deux tramways,  je suis arrivée (presque) sans effort à ma destination : Le Groupama Stadium, ce beau stade récemment inauguré (en 2017), qui a une capacité de 59 186 places, dont la plupart (selon mes premières impressions), vont être prises par les fans de la team USA.

Cette finale du mondial s’est jouée à Sold Out. Les supporteurs américains, après les Français, ont été dans cette Coupe du monde les plus grands acheteurs de billets (15 %, soit 156 191 tickets). Les fans des équipes de football féminin sont majoritairement formés par un public familial, ce qui diverge du profil qu’on a l’habitude de voir dans les tournois masculins.

A Lyon les supporteurs néerlandais étaient présents aussi en nombre, la couleur orange électrique de leur maillot rythmait avec les rayons du soleil qu’illuminait cette belle après-midi de dimanche.

Crédits Delia Arrunategui. Parvis du Stade Groupama, Lyon 7 juillet 2019

La fête avant le match

L’ambiance bon enfant régnait sur le parvis du stade, on entendait la musique festive qui sortait des stands de Coca-Cola, on voyait aussi les supporteurs et le public en général se balader un peu partout, parmi eux un grand nombre portaient fièrement des maillots avec le nom de leur footballeuse préférée. A ma grande surprise, je me suis rendue compte que j’étais en train de vivre un moment unique, où la célébration de la finale de la Coupe du Monde servait de cadre pour célébrer quelque chose de bien plus grand : l’épanouissement des femmes sur le terrain de football, mais aussi en dehors de la pelouse ! Tout un exploit qui rendait encore plus mémorable cette belle compétition sportive.

L’équipe des Etats-Unis est l’une des plus fortes sur le plan mondial, cela devient un Fact-check (vérification des faits) au moment de compter leur impressionnant palmarès qui lui permet d’être l’équipe la plus titrée au monde.

Ce dimanche à Lyon elles remportaient leur quatrième titre mondial face aux Pays-Bas (2-0). L’ouverture du score américain a été rendu possible grâce à un penalty que Megan Rapinoe s’est chargée d’exécuter parfaitement « nice and easy ». Après viendra le but de Rose Lavelle, avec une démonstration de pourquoi la rapidité et savoir oser sont des signes distinctifs du jeu américain.

L’hurricane Megan Rapinoe

Crédits Reuters, Benoit  Tessier. Megan Rapinoe,  Lyon 7 juillet 2019

La superstar et co-capitaine de l’équipe USA, Megan Rapinoe excelle sur tous les terrains. Elle aime être au centre de l’attention. Femme symbole d’épanouissement et d’irrévérence, elle a attiré les lumières sur elle, pour mieux éclairer les défis actuels.

Militante LGBTQ, Rapinoe sait que le discours du président des Etats-Unis Donald Trump, va au détriment de l’inclusion sociale. Cette footballeuse diplômée en sociologie et en sciences politiques, n’a pas eu froid aux yeux au moment de déclarer qu’elle déclinerait une éventuelle invitation à la Maison-Blanche.

Elle a été aussi parmi les 28 joueuses américaines à porter plainte contre la Fédération américaine de football (USSF) pour « discrimination liée au genre », et par extension l’inégalité salariale entre les joueurs et les joueuses.

Crédits : Delia Arrunategui. Conférence de presse Megan Rapinoe 7 juillet 2019

La voix des supporteurs 

Vidéo : 

Crédits Delia Arrunategui. Stade Groupama remise du trophée

A Lyon après le match, pendant que le président français Emmanuel Macron et le président de la FIFA Gianni Infantino marchaient vers le podium pour la remise du trophée, le public présent a eu l’occasion de transmettre son mécontentement. Les deux dirigeants ont été interpellés par des sifflets et par un slogan dirigé à Infantino : « Equal Pay » (revenus égaux), scandé d’abord par les tribunes occupées par les supporteurs américains et après suivie par une grande partie du stade. Cela a été un moment de grande émotion, une fierté aussi, surtout pour les footballeuses, car leur cause avait été entendue, et désormais ce sont les supporteurs qui portent leur voix pour mieux faire passer le message.

La FIFA a promis des changements de fond pour améliorer les conditions des footballeuses. Nous ne pouvons que rester attentifs à ce que ces changements aient lieu, pour le bien des footballeuses, pour l’épanouissement des femmes en général et pour nous assurer des compétitions sportives de haut niveau.

Crédits : Delia Arrunategui. Stade Groupama tribunes presse

Delia Arrunategui

@arrunategui22

Histoire(s) et enquête

Emma Flacard | A l’Ecole Normale Supérieure (ENS), la Semaine de l’Histoire avait lieu du 4 au 6 avril 2019, proposant un cycle de conférences et des projections de documentaires autour d’un thème commun : l’enquête. J’ai assisté à la projection du documentaire de Ruth Zylberman, Les Enfants du 209 rue Saint-Maur, Paris Xe le vendredi 5 avril à 19h30. La réalisatrice, ainsi qu’Elsa Génard, doctorante en histoire à Paris 1 et Claire Zalc, historienne et chercheuse à l’ENS et au CNRSS, étaient présentes et ont initié une discussion à l’issue de la projection.

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Pour créer le temps nous est compté

Krollan 48h! en scène naît de la nécessité pour quelques étudiant.e.s en Médiation Culturelle de créer un projet. Inspiré.e.s par le 48h Film Project, iels* décident d’en monter une version théâtrale.

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