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Paris : Un urbanisme irresponsable ?

La vie parisienne. Chronique sur la propreté urbaine.

Par Cécile Camart-Ferricelli

Pour son numéro paru au 1er mars 2019, le journal Marianne est intransigeant : « PARIS, VILLE-POUBELLE ». Celui-ci ne dédie pas moins de dix pages consacrées à la crasse et aux travers qui sévissent dans les rues de la capitale réduisant, de façon conséquente et durable, la salubrité des conditions de vie parisienne.

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L’art fédérateur : Du Mexique à Paris des artistes unis pour une bonne cause

Delia Arrunategui | @arrunategui22 | L’ONG mexicaine Manos manchadas de Pintura, le collectif d’artistes Rivoli 59 et la Maison de ventes aux enchères Morton, organisent une collecte pour venir en aide aux enfants victimes de la guerre contre les « Narcos » au Mexique.

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Paris à vélo

Première chronique de Cecile Ferricelli-Camart sur la vie urbaine, ses améliorations et ses habitants.

Projet d’aménagements rue Rivoli (Paris)
Crédits Cécile Orsinger – diffusion sur France 3 Ile-de-France

Se déplacer à vélo dans Paris ? Trop dangereux ! Paris est moins largement réputée qu’Amsterdam ou Copenhague, nos voisins écolo-pratiques, pour ses vastes artères cyclables aux vues imprenables. Pourtant, en deçà d’un trafic parisien quotidiennement turbulent et souvent anxiogène pour ses utilitaires, le choix du vélo ne paraît plus si invraisemblable.

Les trajets journaliers du très célèbre cercle « métro-boulot-dodo » de la région parisienne sont très amplement considérés comme une obligation pénible, répétitive et souvent bien trop longue pour les étudiants et travailleurs de la ville. Combien de fois nos collègues arrivent en retard et déjà fatigués à cause des imprévus d’un trafic sur-bondé ?

Ces trajets génèrent du stress, déjà parce qu’ils façonnent notre mode de vie en écourtant nos nuits par exemple, puis parce que chacun subit les aléas de la cohabitation du trafic (conduite frénétique des autres utilisateurs, ralentissements, problèmes techniques, renfermement, foule…).

Ces allers-retours ont des conséquences sur notre comportement, notre humeur et surtout, sur notre productivité. De plus en plus, ces trajets constituent des problématiques à prendre en compte pour les employeurs à charge de garantir le bien-être professionnel de leurs employés.

Aussi, les mécanismes de cette habitude à utiliser les transports et le peu de visibilité quant aux alternatives à cette source de mauvaise humeur ne nous permettent pas d’envisager notre quotidien autrement. Certains d’ailleurs ne le pourraient pas, compte tenu du nombre de travailleurs et d’étudiants qui vivent extra-muros. Pourtant, depuis 2015 la mairie de Paris agit activement en faveur du « Plan vélo » qui vise à élargir considérablement un réseau REVe (réseau express vélo) afin de faire de la capitale, d’ici 2020, une semblable de nos voisins bicyclophiles nordiques.

Plus sérieusement, devenir un usager de ce deux-roues possède plusieurs avantages. Pour les étudiants tout juste arrivés à Paris, les turbulences et l’enfermement des transports en commun peuvent désorienter et désamorcer l’enthousiasme de démarrer une nouvelle vie au sein du cœur culturel français.

Pourtant, aller à la fac à vélo est un excellent moyen de découvrir la ville, ses grands axes et ses rues retranchées. On s’approprie la ville d’une autre manière, par un trajet plus libre, plus authentique, plus stimulant et enfin, plus personnel que l’expérience d’une énième lassitude entre un point A et le point B.

On pourrait penser que prendre son vélo signifie prendre du retard, pourtant les dispositions des bandes cyclables permettent des trajets mieux disposés à nous amener directement à notre destination en opposition aux lignes de métro qui desservent plusieurs arrêts éparses avant de nous guider vers la direction souhaitée. D’ailleurs, beaucoup d’étudiants sont obligés de faire un ou plusieurs changements et d’espérer n’avoir que peu de temps à attendre entre deux lignes. Le vélo récupère ce temps d’attente et plus encore, quoi qu’il soit soumis à la signalisation urbaine. Le cycliste est autonome bien qu’il prenne évidemment en considération l’intensité du trafic. Alors qu’il se doit d’être absolument vigilant aux mouvements des divers usagers cette autonomie peut être source de bien être. Aussi, on ne peut affirmer, sans rappeler une évidence, que le vélo est une activité physique et sportive. Toutefois, pratiquer une activité physique avant de se rendre à la fac favorise un (re)gain d’énergie. Elle diminue les fatigues passagères, permet une meilleure digestion et façonne une posture propice au travail grâce aux muscles préalablement stimulés.

Les quelques vélos rangés aux abords de la fac sont la preuve de cette prise de conscience encore difficilement palpable. Pourtant, la forme des cyclistes s’évalue aussi sur la déconstruction du stress généré par les transports. Beaucoup choisissent le vélo parce qu’il est une issue aux personnes sujettes à la claustrophobie ou à l’agoraphobie. L’appréciation du paysage parisien, la sensation de pouvoir respirer à plein poumons – une fois le pot échappement du camion au feu rouge éloigné, et la prise en charge manuelle, renouvelable du trajet cyclable sont des éléments constitutifs d’un soulagement réparateur. Ces trajets en plein air peuvent motiver et unifier notre bien être, notre confiance, voire…notre fierté !

En effet, l’utilisation des bicyclettes est un acte écologique. Les étudiants forment la génération encline aux formes d’actions en faveur du développement durable et de la lutte contre la pollution et autres maux dévastateurs pour la planète. Le vélo, la trottinette ou encore le skate s’ancrent dans une cohésion pérenne de transport, valorisant un mode de vie sain et respectueux de la nature. Prendre son vélo revêt toujours, un aspect, même moindre, de militantisme pratique et bienveillant à tous les égards.

En quoi, l’utilisation de notre bolide non motorisé peut être englobé d’une philosophie de vie épicurienne, en accord avec notre corps et les enjeux de la société contemporaine. Pourquoi attendre ?

Au final, la majorité des étudiants utilisent les transports en commun qu’ils jugent inévitables au regard de la distance entre leur appartement et la faculté. D’autres arrivent à trouver leur compte au sein des nuisances en effectuant de micros siestes pendant le temps de trajet. Ce que l’on retient, c’est que beaucoup n’envisagent pas le vélo comme une possibilité même si celle-ci peut s’avérer être réelle dans certains cas.

En effet, le temps grisonnant emblématique de la capitale n’encourage pas les promenades à vélo. Aussi, les métro-addicts craignent la porosité des pistes cyclables souvent partagées avec les bus et les taxis. Ils ne font pas confiance à la conduite des autres passagers et redoutent de ne pas être visibles sur le trafic. On peut concéder que le statut du cycliste est souvent appréhendé par les autres comme un usager troublant, imprévisible, circulant à mi-chemin avec la signalisation des piétons et celle des voitures.

Toutefois, pour pallier l’ambiguïté, le projet « Paris à vélo » prévoit, justement, une réglementation du trafic davantage sécurisée et plus fidèle à la diversité de ses usagers. Le projet contient notamment l’aménagement des rues à double-sens cyclables pour « favoriser des trajets plus courts et plus sûrs ». Cette innovation, corrélée à la mise en place de nouvelles grandes pistes cyclables assurent la mise en circulation de nouveaux panneaux de signalisations propices à un partage de la route mieux équilibré. L’envergure de ses actions explicite évidemment la veine écologique de ce projet.

Depuis 2015, depuis le lancement de « Paris à vélo » le nombre de cyclistes augmentent, un nombre accentué grâce à la mise en place de nouveaux dispositifs comme Veli’b apparu en 2010 ou plus récemment, l’installation de la société de trottinettes électriques Lime. Ces moyens de circulation novateurs visent à rendre les trajets intra- muros plus attractifs : un moyen pour nos travailleurs et étudiants exaspérés de redécouvrir leur quotidien et leur ville autrement.

Divagations sentimentalement hivernales

Nouvelles Vagues est enchanté de présenter le poème hivernal de : 

Loan Peuch | Les allées des jardins sont mortellement gelées dans une robe hivernale, lacérant les branches, glaçant les bancs bruns, emprisonnant la chaleur de la place dans une prison d’ambre blanche. Les flocons s’écrasent contre un sol métallique sur lequel résonnent les échos des vents troubles. Des âmes abritées derrière de longs manteaux gris parcourent cette grande rue parsemée d’arbres agonisants, leurs lèvres crachent leurs souffles pétrifiés de froid et leurs bouffées de cigarette, comme d’ultimes soupirs, cherchant à réchauffer le corps inerte du printemps défait. Des yeux grésillants dans une brume impénétrablement diaphane, des visages roses dont les teintes s’évaporent sous les flots grisâtres tombant en une averse légère et planante, un rideau se déposant comme un négatif sur leurs joues. Les cinémas bordant les rues et avenues voisines diffusent toute la journée des films en accord avec cette ambiance, un noir et blanc strident ou épuré, on fume beaucoup, on se déchire dans les rues animées de la ville, on se perd dans nos sentiments les plus purs, sous les caméras les plus inventives, les plus créatives, les plus voluptueuses, on se noie dans la chaleur de nouvelles vagues. Le plus proche se situe à deux rues de la place, il est assez grandiose pour être repéré dès qu’on entrevoit le virage qui y mène. Il est cerné d’immeubles haussmanniens aux volets ouverts et aux rideaux chancelant dans la froide agitation du vent hurleur. La porte cochère de l’un d’eux est placée exactement en face de celle du cinéma, et le toit de ce dernier est coupé juste en dessous des premières fenêtres.

Aux heures tardives, elle s’y accoude, et peut ainsi voir le sang du ciel vermeil se répandre onctueusement sur les néons balbutiants de l’édifice. Ses cheveux bruns doucement balayés par une brise torturée, elle laisse ses avant-bras dépasser de l’encadrement arbitraire de la fenêtre et de ses battants uniformes. Son pull à rayures encaisse le premier les morsures fauves d’une nuit désespérée, la lumière envahissant l’appartement est sublime. La grand place s’éteint et pourtant, tout semble brûler, tout semble dramatiquement s’effondrer, le doux bruit de la pellicule qu’on projette ne fait que débuter.

 

Témoignage – L’état de positivité à travers l’hospitalité française

Marie Laure Awono | Dans un monde en perpétuel mouvement, le processus d’interculturalité se veut une nécessité mondiale dans la mesure où les hommes sont susceptibles de côtoyer divers pays pour des raisons professionnelles, personnelles, estudiantines etc. De ce fait, l’intégration d’un étranger dans un nouveau pays n’est pas toujours une évidence. Lire la suite Témoignage – L’état de positivité à travers l’hospitalité française

Monkey to the Moon : des musiciens normands à la conquête de Paris ! (2/2)

Marie DesalleSéduits par notre premier article sur les Monkey to the Moon et vous avez envie d’en savoir (encore) plus sur eux ? Voici la deuxième partie de l’interview !

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La contrainte, bienfaitrice de l’écriture littéraire

Albien Gakegni ∣ Clôture ce samedi 10 mars, de la semaine de la Carte Blanche avec un atelier d’écriture dirigé par l’auteure du collectif Projectile, Agathe Peyrard. Lire la suite La contrainte, bienfaitrice de l’écriture littéraire

Le groupe mythique Indochine fait un carton à Bercy !

Delia Arrunategui ∣  Le groupe français atemporel Indochine, revient en force en 2018 avec leur tournée 13 Tour et  trois concerts mémorables à l’Accor Hôtels Arena de Paris. Nous y étions. Le 16 février était LE rendez-vous à ne pas manquer : la première de ces trois dates programmées à Paris-Bercy, toutes à guichet fermé, avec un total de 45 000 spectateurs. Lire la suite Le groupe mythique Indochine fait un carton à Bercy !

Le portrait du mois #1 : Camélia Jordana

Marie Desalle ∣ Artiste montante du cinéma et de la chanson, Camélia Jordana devient peu à peu une artiste incontournable dans les arts qu’elle investit. Lire la suite Le portrait du mois #1 : Camélia Jordana

Une Nuit au Max avec Guillermo Del Toro

Marie-Amélie Huard de Jorna | Salutations cinéphiles ou amateurs de cinéma de genre ! Le nouveau film de Guillermo Del Toro « La forme de l’eau » est sorti sur les écrans français cette semaine. Pour l’occasion et en hommage à ce grand réalisateur du cinéma fantastique, le cinéma le Max Linder à Paris (9ème) lui dédie une Nuit au Max. Lire la suite Une Nuit au Max avec Guillermo Del Toro